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Le thermalisme confortéà Saint-Amand-les-Eaux

Publié dans l'édition Nord N. 8422 par

 

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Pierre angulaire de ce projet, le Grand Hôtel thermal, à l’abandon depuis 1993.

Pierre angulaire de ce projet, le Grand Hôtel thermal, à l’abandon depuis 1993.

En septembre dernier, le conseil général du Nord annonçait son intention de vendre le site thermal de Saint- Amand-les-Eaux, un ensemble comprenant le centre de cure exploité depuis sa réouverture en 1997 par la Chaîne thermale du Soleil, le Grand Hôtel thermal (à l’abandon depuis 1993) et le casino, désaffecté depuis 2004 et le déménagement des jeux vers le Pasino construit sur la rocade. Sans oublier diverses jouissances, comme l’exploitation des sources Vauban 62 et Nouvel Evêque d’Arras, utilisées pour les soins thermaux.

La vigilance des élus locaux. Un appel à projets avait alors été lancé par le Département, dont certaines clauses avaient toutefois ému la municipalité, inquiète de ce que l’implication du candidat dans le développement de l’activité thermale n’arrive qu’en deuxième intention, derrière “un concept tertiaire et commercial”. Majorité et opposition confondues, la ville avait même annoncé son intention d’exercer son droit de préemption au cas où le projet retenu mettrait en péril le thermalisme à Saint-Amandles- Eaux.
Les craintes des élus locaux viennent donc d’être levées, puisque la seule offre que le Département a eu à étudier est celle de la Chaîne thermale du Soleil elle-même, qui a donc décidé de devenir propriétaire des lieux et d’y développer le centre de cure, en y adjoignant notamment une offre d’hébergement quatre-étoiles de 55 chambres, dans le cadre de la reconversion de l’hôtel, et une activité gastronomique dont on imagine qu’elle pourrait être confiée aux bons soins du chef Michel Guérard, l’époux de la présidente de la Chaîne thermale du Soleil, Christine Guérard-Barthélémy.

20 Md’€ investis et 60 emplois créés. Outre un investissement de l’ordre de 20 Md€, qui viendra compléter celui réalisé par le leader du thermalisme en sa qualité d’exploitant, ce projet représente un vecteur de développement économique et touristique pour la cité thermale et ses environs, avec pour commencer la création d’une soixantaine d’emplois. De quoi booster encore la fréquentation de l’établissement, qui a franchi le cap des 7 000 curistes par saison et vise aujourd’hui les 10 000. Spécialisés dans le traitement de rhumatismes et des affections ORL, les thermes de Saint-Amand se sont ouverts, ces dernières années, sous l’impulsion de la directrice Claudine Gaudy, à des activités de remise en forme qui contribuent à cette augmentation régulière des effectifs. La victoire pour Ad Vitam. Conseiller général du Nord, premier adjoint et président de l’association Ad Vitam Et Thermal créée, justement, pour réclamer la reconversion du site et la pérennisation de l’activité thermale à Saint- Amand, Eric Renaud s’est immédiatement félicité de “cette issue très favorable, qui met un terme à une situation qui depuis des années était devenue intolérable”. Pour le représentant du Département, “des choix clairs et des décisions fortes ont permis au Conseil général de corriger en quelques mois seulement l’apathie et la négligence dont il a fait preuve durant plus d’une décennie sur ce dossier”.
Jusqu’à présent, en effet, le Conseil général avait toujours refusé de vendre ce bien dont il n’entendait pas non plus assurer la requalification. Mais son nouveau président, Patrick Kanner, élu en mars 2011, avait immédiatement annoncé son intention de faire de ce dossier l’une des priorités de son mandat. Aujourd’hui, c’est donc “une nouvelle ère” qui s’ouvre pour le thermalisme amandinois, ce dont se réjouit également le député-maire, Alain Bocquet, qui l’a régulièrement appelée de ses voeux.