Aire-sur-la-Lyset la 50e Fête de l’andouille

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8377 par

 

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La Fête de l’andouille d’Airesur- la-Lys célèbre son demi-siècle d’existence. Dans la grande tradition populaire des fêtes villageoises, on s’y est pressé pour assister au gala de catch, au bal du dimanche, au feu d’artifice… et au jet d’andouilles. Cette année, Jean-Claude Dissaux, maire de la ville et conseiller général du canton, a en effet voulu renouer avec le côté populaire de la fête, “avec un bal comme il en existait jusque dans les années soixante-dix. C’était une époque où l’on parlait de foire, où le catch était l’attraction de la manifestation”.

L’andouille en rondelle. Du haut de la bretêche du Bailliage datant du XVIIe siècle, le premier magistrat a procédé au jet de l’andouille vers la foule rassemblée en contrebas. Une ambiance qui fait penser au carnaval de Dunkerque et ses harengs. Le caractère rural de la manifestation n’a pas été oublié grâce à la finale départementale de labour. Organisée par les Jeunes Agriculteurs du Pas-de- Calais, celle-ci signait ici sa 49e édition. Cette compétition rassemble les finalistes des concours cantonaux. Marché de produits du terroir, expositions de tracteurs anciens, démonstration de labour à l’ancienne, ferme pédagogique, etc., l’association T’aire des jeunes a présenté une large palette de la vie rurale dans les 11 cantons où elle est implantée. L’affluence se confirme d’ailleurs au fil des ans : “En 2005, le département avait accueilli la finale nationale du labour à Arras. Cet événement avait alors rassemblé 80 000 visiteurs (…). En 2006, 8 000 avaient de nouveau été réunis par l’événement à Berles-Monchel et en 2007, 10 000 visiteurs ont participé”, égrènent les Jeunes Agriculteurs. Après un creux en 2008 (5 000 visiteurs), la fréquentation est repartie en 2009 avec 10 000 participants.

Vers une résurrection de la confrérie ? La Fête de l’andouille s’est terminée avec son rituel feu d’artifice. A l’écart cette année du centreville, le spectacle a été suivi du jardin public, avec une fanfare et des enfants porteurs de torches électriques qui ont guidé l’assistance ; 75 musiciens ont clôturé ce week-end festif avec un concert donné en la salle du Manège par l’orchestre royal symphonique d’Harelbeke, ville belge jumelée avec Aire-sur-la-Lys. Discret sur le budget, le maire a chiffré à 70 000 euros le coût de l’événement pour lequel un crédit européen a été amené par la commune d’Harelbeke. Seul regret de l’équipe municipale : la Confrérie de l’andouille n’existe plus.