Artois formation opte pour la diversification

“Deux axes de développementqui se complètent”

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8387 par

 

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

Artois formation a vu le jour en juillet 2009, s’installant dans la pépinière d ’ e n t r e p r i s e s Césame de Vendin-les-Béthune. A l’époque, son fondateur, Jean- François Poiteaux, avait constaté qu’il existait une demande à satisfaire en matière de formation, notamment tout au long de la vie professionnelle des employés. “J’ai travaillé pendant longtemps dans la grande distribution. Au fil des échanges et des rencontres, la question de la formation revenait souvent dans les conversations. Il existe des dispositifs, comme le droit individuel de formation, financés par les sociétés. Il paraît donc logique qu’elles puissent en tirer un bénéfice en augmentant les compétences des salariés.

En l’espace de deux années, Artois formation n’a cessé de progresser et la jeune entreprise du Béthunois s’est surtout forgée une solide notoriété, jouissant désormais d’une aura régionale. Collaborant avec des professionnels mais aussi des institutionnels, sérieux, flexibilité et réactivité caractérisent cette jeune PME et comme l’explique le jeune dirigeant artésien : “Les gens nous font confiance. Nous dispensons des formations tertiaires mais aussi estampillées industrie ou BTP. Nous faisons passer les Caces pour la conduite d’engins utilisés dans les travaux publics mais aussi en logistique. Nous sommes aussi spécialisés dans l’enseignement lié à la sécurité.”

Formation et maintenant contrôle. Pour réussir, Jean- François Poiteaux a opéré le choix de la diversification. Ainsi, l’an dernier, il a mis en place des modules particuliers d’apprentissage consacrés à l’installation de panneaux photovoltaïques ou encore à la pose de géotextile. “On répond aux sollicitations et on essaie de déployer des choses plus spécifiques afin de se démarquer”, souligne Jean- François Poiteaux. L’homme a su s’encadrer de personnes compétentes qui ont renforcé le crédit d’Artois formation. La société emploie trois personnes et s’appuie sur une équipe de neuf vacataires réguliers.

Récemment, l’entreprise a ajouté une nouvelle corde à son arc en créant une activité vérification d’engins. “Les sollicitations dans ce sens se multipliaient et le choix de s’investir dans ce domaine constitue une étape importante de notre histoire. On entre sur un secteur porteur et un axe stratégique de développement non négligeable. On vient en quelque sorte consolider l’existant et compléter notre bagage technique. Avec la formation et le contrôle, nous proposons un package complet. Nous essayons de nous adapter aux contraintes de nos clients pour simplifier leur existence. Je me suis moi-même formé pour pouvoir assurer ces missions de contrôle et obtenir les agréments nécessaires. J’ai aussi recruté un salarié qui s’occupera exclusivement de cet aspect.

Un credo : la diversification. Qu’il s’agisse d’un outil de levage ou de manutention, d’un engin de chantier, d’une grue auxiliaire ou encore d’une nacelle, chaque machine doit être contrôlée ponctuellement. Issue de différents décrets, la réglementation en la matière se veut drastique et il en va de la sécurité des utilisateurs et des tiers qui gravitent autour de ces équipements. Généralement, ces tests sont effectués annuellement mais la fréquence peut être plus importante et aller jusqu’à un rythme semestriel.

Heureux de l’évolution de son entreprise et du chemin parcouru, Jean-François Poiteaux ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Attentif à la demande et aux mouvements du marché, il ne souhaite pas changer une recette qui a fonctionné jusquelà à merveille. Ainsi, assurer l’essor d’Artois formation passe, selon l’intéressé, par l’intégration de nouveaux cursus d’apprentissage. La prochaine étape de diversification est déjà clairement définie et elle portera sur la logistique. “Nous allons dispenser des formations dans le transport et plus particulièrement en délivrant la Fimo (formation initiale minimale obligatoire) et la FCO (formation continue obligatoire). A ce sujet, notre positionnement sur Béthune se veut particulièrement pertinent car, sur ce point, l’activité sur le territoire est diffuse”, indique Jean-François Poiteaux. Une singularité à laquelle Artois formation sait s’adapter.