Le Dody Dog Center s’engage sur la voie de la franchise

Le centre canin divionnaiss’agrandit et se duplique

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8399 par

 

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Parcours atypique que celui de Michel Meurillon… Il y a un an et demi, il passait par une épreuve délicate, subissant un licenciement économique. Evitant de gamberger, notre homme est passé sans transition à autre chose. “J’ai voulu tourner une page et créer ma propre entreprise, l’idée m’habitait depuis un certain temps. Les événements ont précipité les choses et j’ai pu bénéficier d’une convention de reclassement personnalisé. Passionné par l’univers canin et éleveur à mes heures, j’ai choisi d’ouvrir mon centre d’éducation canine”, explique Michel Meurillon. Installée sur la zone d’activité du n°5 à Divion, logée sur une ancienne friche minière, la petite entreprise a vu rapidement son activité décoller. Travail individualisé sur l’animal en parc et en ville, gommer des travers et troubles du comportement, inculquer conseils et bons réflexes aux maîtres, préparation aux concours de beauté, pratique de l’agility, Michel Meurillon définit le Dody Dog Center comme un service rendu aux particuliers. Premier constat, le concept plaît et il n’a pas tardé à trouver ses adeptes. Selon le prévisionnel établi en lien avec les partenaires d’aide à la création et notamment la boutique de gestion Espace, Michel Meurillon ambitionnait de “coacher” dans un premier temps cinq chiens par mois et, sans coup férir, il a atteint en quelques semaines les quatorze ! Conséquence, il a dû recruter. “En un an, j’ai atteint les objectifs que je m’étais fixé à trois, quatre ans. J’ai embauché un éducateur et une secrétaire. J’ai sélectionné des personnes qui partagent ma vision des choses. Je désirais instaurer un esprit maison, mettant au centre de nos préoccupations le lien de confiance avec les clients.

Un essor à grande vitesse.Ce succès a accéléré la mise en place de différents projets, programmés à l’origine à plus longue échéance. La phase deux du business plan initial a déjà été placée sur la rampe de lancement. En effet, depuis juillet, Michel Meurillon a diversifié l’activité en ouvrant un centre de formation pour adultes, comme le souligne l’intéressé : “Nous disposons des agréments pour former les personnes soucieuses d’apprendre le métier d’éducateur canin. Deux personnes sont déjà prises en charge et la demande se précise. Des contacts remontent de la région mais aussi d’ailleurs. Ces évolutions récentes ont induit qu’il a fallu récemment changer le statut, optant pour celui d’EURL.”
Si les cycles de formation se développent, Michel Meurillon a prévu d’agrandir le centre en édifiant un bâtiment consacré aux cours. Il projette aussi d’y adjoindre des petits modules d’hébergement.

Vers la création d’une franchise.Mais le morceau de choix reste l’avènement imminent de la franchise Dody Dog Center. Deux projets ont été lancés sur les rails : “Il s’agissait de la phase trois de mon plan de développement et elle devait se concrétiser dans les quatre ans. Finalement, ce projet va être amorcé dès cette année.” Ainsi, d’ici quelques mois, un second Dody Dog Center devrait voir le jour sur la Métropole puis, dans la foulée, un troisième dans le Ternois, entre Saint-Pol et Hesdin. Les deux équipements seront adaptés aux spécificités de chacun de ces deux secteurs géographiques. Et pour les gérer, Michel Meurillon a retenu des personnes partageant ses convictions et garantes de l’esprit maison : “On doit retrouver une ambiance identique dans chaque centre.” Et l’enseigne divionnaise ne laisse pas non plus insensible dans d’autres régions de France. Des liens étant d’ores et déjà tissés, des Dody Dog Center devraient émerger dans un proche avenir en Gironde et en Bretagne. “A terme, on peut imaginer, par exemple, que les clients pourront se rendre dans le centre à proximité de leur lieu de vacances…
Si, pour Michel Meurillon, les éléments se sont enchaînés sereinement et à la vitesse de l’éclair, notre homme n’en garde pas moins les pieds sur terre, s’imposant au quotidien une remise en question. Et un an, il avoue avoir accumulé une foule de connaissances, entre autres sur l’encadrement du personnel, le management, la législation. Perfectionniste, le technicien canin a su aussi devenir un bon gestionnaire.