Sur le Ternois, le dispositif Boutic entre dans sa deuxième saison

Former le tissu économiqueaux nouvelles technologies

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8401 par

 

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Le 7 avril dernier, Claude Bachelet, président du Pays du Ternois (104 communes rurales et 38 000 habitants), annonçait le déploiement du programme Boutic sur son territoire. Impulsé par le Conseil régional, ce dispositif permet de favoriser la diffusion des NTIC au sein du tissu économique présent sur les zones rurales et d’accroître l’activité économique par cet intermédiaire. Une convention a été signée entre les différents partenaires et elle se traduit par l’apport d’une aide financière de 60 000 € sur trois ans pour planifier ce programme de formation. La première session a démarré au printemps dernier et on constate que Boutic a rapidement séduit son public sur le Ternois. Ainsi, 45 professionnels, représentant équitablement tous les domaines d’activité, se sont inscrits dans les divers ateliers. Organisés par petits groupes de trois à quatre personnes, ils étaient au nombre de dix-neuf pour 50 dates et se sont étendus sur des plages horaires d’une heure et demie à deux heures.
On relève qu’après avoir participé à un premier atelier, les participants n’ont pas hésité à s’inscrire à d’autres stages. Ils en ont incontestablement retiré un bénéfice”, explique Claude Bachelet.
Les interventions sont déclinées sous diverses formes. Tout d’abord, pour les béotiens, le cursus a démarré par une présentation de l’ordinateur, qui a permis de répondre à diverses questions telles que comment choisir son équipement ou l’entretenir.

Programme à la carte. Puis, d’autres interventions ont été réalisées sur la création et l’utilisation d’une messagerie, l’électronique, l’usage de moteurs de recherche… Des rendez-vous ont aussi été consacrés à l’usage du multimédia en tant qu’outil de communication. “Cette approche a servi à se familiariser avec certains logiciels. Les stagiaires ont appris à bâtir des diaporamas, à créer un document publicitaire, à réaliser un mailing et à utiliser les réseaux sociaux pour assurer la promotion de leur activité”, explique Delphine Capelle, chargée d’encadrer le dispositif Boutic au sein du Pays du Ternois. Enfin, la première vague de rencontres a été marquée par la tenue de deux ateliers spécifiques réservés aux agriculteurs. Il existait une demande en ce sens, comme l’indique Delphine Capelle : “Les formateurs ont abordé des points essentiels comme la MIA (Maîtrise de l’information agricole), servant à optimiser le fonctionnement d’une exploitation, mais aussi les déclarations PAC en ligne.”
Le bilan de ce premier chapitre laisse apparaître une adhésion totale au projet. Les intercommunalités ont mis à disposition leurs cybercentres ainsi que leurs animateurs. Les interventions ont pu se dérouler sans anicroche sur quatre sites, répartis sur Pernesen- Artois, Auxi-le-Château, Saint-Pol-sur-Ternoise et Frévent.

Montée en puissance progressive. Parallèlement, les chambres consulaires ont apporté leur pierre à l’édifice en assurant des formations sur des sujets spécifiques.
En cette période automnale, la seconde levée vient d’être lancée et les inscriptions demeurent ouvertes ; 1 200 dépliants ont été distribués et les enseignements reprendront jusqu’en fin d’année. A ce sujet, du côté du Pays on assure : “L’objectif est de monter en puissance. Le partenariat s’échelonnant sur trois années, nous allons pouvoir poursuivre les ateliers classiques, tout en apportant des choses nouvelles, sur des thèmes plus précis. On souhaite que les participants fassent part de leurs souhaits.
Par exemple, il n’est pas exclu de voir émerger des demandes sur l’usage des tablettes tactiles ou des smartphones. Les acteurs touristiques du territoire pourraient, le cas échéant, solliciter le plan Boutic pour développer des pratiques nouvelles comme l’apposition de flashcodes sur les supports de promotion du territoire ou pour mettre en valeur les produits du terroir. De même, le module e-commerce, consistant à développer une boutique en ligne, pourrait séduire de nombreux professionnels. La question a d’ores et déjà été soulevée.