Grands chantiers et retombées économiques pour le Pays de Saint-Omer

235 emplois créés grâce au gazoduc

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8405 par

 

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La situation privilégiée du port fluvial. En lien avec l’annonce de la construction du terminal méthanier à Dunkerque, GRT Gaz a décidé d’installer une seconde canalisation dans le nord de la France pour acheminer le gaz naturel liquéfié supplémentaire. La région de Saint-Omer est au centre du chantier. L’artère des Hauts de France – le réseau de canalisations qui permet le transport du gaz naturel entre Pitgam (Nord) et Cuvilly (Oise) en passant par le Pas-de- Calais et la Picardie – doit être doublée pour 2015.
L’opération s’effectuera en deux tronçons. Le premier, de Pitgam à Nédon, mesure 51 km ; le second, de Nedon à Cuvilly, est plus long : 123 km. Au total, ce sont 3 195 tubes d’acier en provenance d’Allemagne, puis de Grèce, qui vont s’aligner sur les 174 km du tracé. Un chantier d’envergure dont le Pays de Saint-Omer a su tirer profit : il possède un atout maître avec le port d’Arques qui offre une alternative aux centaines de convois exceptionnels sur les routes en permettant d’emprunter les voies fluviales et ferroviaires.

Retombées financières et emplois. C’est ce même territoire qui accueillera la base de vie du chantier lors de l’installation du premier tronçon Pitgam-Nedon. Elle représente 400 personnes dès 2012 et pour une durée minimale de 18 mois. L’entreprise italienne Bonati, en charge de la réalisation du chantier (première phase), s’est engagée à privilégier la sous-traitance locale. Saint- Omer développement, qui pilote l’opération, a trouvé les terrains, bureaux et logements nécessaires à la base de vie.
Le service RH de la CCI assurera, dans la dynamique de la “communauté des grands chantiers”, la mise en relation avec les entreprises locales pour répondre aux besoins du chantier et aux exigences en matière de recrutement : 235 emplois sur une durée de 12 mois seront créés. Les retombées financières pour le territoire sont estimées à 12 millions d’euros et elles pourraient être bien supérieures si la société Bonati était attributaire de l’installation du second tronçon.