Réseau d’entreprises

Le club e6 veut essaimerdans le Pas-de-Calais

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8419 par

 

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Le club e6 est né au début des années soixante-dix sous l’appellation Essor MPI (moyennes et petites industries). Outre favoriser par l’échange, la progression et l’épanouissement du chef d’entreprise, il s’agit également de rompre l’isolement des dirigeants qui ne trouvent pas toujours d’interlocuteurs pour partager leurs préoccupations. “Loin des discours formatés que nous donnons à nos salariés, il est parfois nécessaire de nous retrouver entre chefs d’entreprise et de nous confier. Parce que seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.” Le discours de Pierre Villandre, président de l’association, a les accents du vécu : comme ses homologues, il a été confronté aux mêmes problèmes, dû faire des choix stratégiques et s’est rendu compte que le fait de pouvoir en discuter avec d’autres était bénéfique. A l’échelle de la région, le club e6 c’est 15 groupes, généralement de 12 personnes, soit environ 200 adhérents. La majorité des groupes se situe sur la métropole lilloise et sur le littoral. Un maillage qui ne demande qu’à s’étoffer et aussi à accueillir davantage de dames. “Nous comptons environ 10% de femmes dans nos clubs locaux, nous souhaiterions en accueillir beaucoup plus.” A la demande d’un adhérent, Christophe Waubant, dirigeant de l’entreprise Artois façade, une réunion a été organisée à Lillers. “J’ai souhaité pouvoir présenter le club e6 à mes voisins et certaines de mes connaissances.” L’élu à la chambre de commerce de l’Artois a en effet la ferme intention de monter un groupe sur l’Artois et il était nécessaire pour ce faire de démontrer l’intérêt que cela peut représenter aux éventuels adhérents.

Six valeurs à partager. Ecoute, échange, entraide, épanouissement, équilibre et efficacité sont les six valeurs que partagent les membres du club e6. Une fois par mois, suivant une feuille de route annuelle, ils se rencontrent pour aborder différentes thématiques. Les rencontres se déroulent toujours selon le même schéma, en plusieurs phases. “Lorsque nous commençons une réunion, nous posons toujours cette même question qui dérange les adhérents : comment sontils venus…” La réponse attendue n’est pas de connaître le moyen de locomotion mais l’état d’esprit du chef d’entreprise lorsqu’il arrive à la réunion. “Content, stressé, tracassé, les adjectifs ne manquent pas”, poursuit le président du club. La deuxième phase consiste à exposer des problématiques. Bien sûr, la confidentialité, l’écoute, le respect et la réflexion sont de mise. Les réunions peuvent se dérouler de deux façons : développer une thématique ou se dérouler chez un adhérent qui propose la visite de son établissement et la présentation de son outil de production. Le club e6 veut non seulement jouer sur la proximité mais faire en sorte aussi que ses adhérents s’y sentent bien.