La société Insav s’est installée à Barlin

Un spécialiste du SAV qui s’agrandit

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8419 par

 

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Le service aprèsvente est un sujet que Christophe Ferla maîtrise sur le bout des doigts. En effet, notre homme travaille dans ce domaine depuis 1996. Electricien de formation, il a intégré une première enseigne avant d’être débauché par une seconde. Il y a trois ans, il a choisi de créer sa propre entreprise. “J’étais tenté par un nouveau challenge et, parallèlement, je ressentais un besoin d’indépendance. Dans ces conditions, l’idée de lancer ma propre société revenait avec de plus en plus d’acuité”, précise- t-il. En avril 2009, il a sauté le pas et Insav voyait le jour. OEuvrant dans ce qu’on appelle dans le jargon le secteur du blanc (électroménager qui lave, sèche et refroidit, ndlr), l’intéressé effectue des réparations sur toutes les marques. “Je collabore avec les principaux groupes tels que Rosières, Electrolux… Les choses fonctionnent par agrément. Bien entendu, il faut faire ses preuves et en plus de disposer d’un savoir-faire, il faut savoir se montrer réactif et efficace. La règle d’or est d’apporter une réponse aux sollicitations dans les 48 heures”, souligne Christophe Ferla. Cette manière de fonctionner va encore se renforcer car les marques se sont réunies au sein d’un pool. Dans cette optique, mieux vaut figurer parmi les références. Les agréments ne sont pas définitifs et les groupes effectuent via des inspecteurs techniques des contrôles réguliers, notamment auprès des clients. Dans ces conditions, le service se doit d’être irréprochable et la vigilance s’observe à chaque instant, comme le confie Christophe Ferla : “La remise en question se veut permanente. Vous ne pouvez pas vous reposer sur vos lauriers car, sinon, d’autres vous passent devant.”

1 000 dépannages par an. Insav réalise pas moins de 1 000 dépannages par an sur l’ensemble du Nord-Pas-de- Calais et Christophe Ferla parcourt environ 40 000 km durant le même laps de temps. “Sur les routes quasiment six jours sur sept, ce fonctionnement nécessite une grosse organisation. Devant la flambée des prix du pétrole, on doit optimiser au mieux les déplacements. On doit aussi fixer des priorités selon les urgences. La journée, j’arpente sur le terrain et le soir, je planche sur le planning. Avec l’expérience, on acquiert des réflexes”, explique-t-il.
Une intervention dure entre quinze minutes à deux heures pour une moyenne de trente minutes.
Basé jusqu’en fin d’année dernière à Billy-Berclau, Christophe Ferla a choisi de s’installer dans un bâtiment situé sur la zone d’activités légères Actigreen à Barlin, un choix stratégique. “Etant itinérant, j’avais auparavant mon siège chez moi. Les ambitions de l’entreprise augmentant, j’ai cherché un local. Je me suis renseigné auprès de la CCI d’Artois qui m’a orienté vers la zone de Barlin. L’endroit est particulièrement bien localisé car il se trouve près d’axes de communication majeurs. De plus, ce secteur géographique dispose d’une position centrale par rapport au reste de la région Nord-Pas-de-Calais”, confie-t-il.

Fraîchement arrivé sur le parc Actigreen. Soit 215 m² d’atelier, 35 m² de bureaux : il n’en fallait pas plus pour le séduire, le produit répondant parfaitement à sa recherche. Ayant emménagé depuis quelques semaines, il a déjà planifié l’occupation de l’espace. Ainsi, un partie est consacrée au stockage, l’autre sert aux grosses réparations qui ne peuvent être effectuées chez le client.
L’intéressé a recruté une personne et, à terme, il espère bien en embaucher une seconde. Cependant, il ne souhaite pas que son entreprise grandisse trop et surtout trop vite.
En structurant sa société, Christophe Ferla estime avoir opéré des choix judicieux. L’avenir passe par une remise en question de tous les instants. Car, comme beaucoup d’objets de notre quotidien, les appareils électroménagers évoluent et deviennent des concentrés de technologie, comme l’indique Christophe Ferla : “On a beau posséder des connaissances, il faut impérativement être autodidacte. Vous devez connaître les nouveaux produits et ce, pour chaque fabricant. Par conséquent, des capacités d’adaptation sont impératives pour durer. Autrefois, le réparateur avait sa caisse à outils. Aujourd’hui, les gens sont surpris de nous voir débarquer aussi avec des PC car, bien souvent, on doit reprogrammer les machines.”
Incontestablement, en trois ans, Insav a parcouru un sacré bout de chemin et son créateur désire continuer à appliquer la même recette, empreinte de modestie et de professionnalisme.