Cambrésis : un mordu de Subaru !

Une créationsur les chapeaux de roues

Publié dans l'édition Nord N. 8426 par

 

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Son site internet, c’est l’outil de travail numéro un pour son réseau de pros et d’amateurs, fournisseurs et acheteurs.

Son site internet, c’est l’outil de travail numéro un pour son réseau de pros et d’amateurs, fournisseurs et acheteurs.

Pourquoi la Subaru ? “J’ai toujours eu un goût pour les petites voitures sportives, raconte Stéphane Breux. J’ai commencé avec la R5 GT Turbo. Et puis, dans la famille, que ce soit mon père ou mes deux frères, on a tous le virus de la mécanique. Il y a dix ans environ, j’ai acheté ma première Subaru. La voiture faisait parler d’elle : elle gagnait tout et offrait un rapport prix/performances impressionnant. Elle comptait énormément de passionnés dans le monde : pilotes professionnels et amateurs, fans, préparateurs… Pour moi, elle fait partie de ces modèles mythiques. Sa conception est simple, son moteur léger, quatre roues motrices de série, des versions compatibles entre elles, de quoi bricoler… En plus, c’est vrai, elle se démonte et se modifie rapidement.

Un départ fulgurant. Pourtant, le passage de cette passion à l’entreprise, qu’il a baptisée Stef design, ne s’est pas fait d’un coup (cf. encadré). Pour lui, les choses ont commencé avec un constat : les amateurs de ce modèle sportif coréen ont beaucoup de mal à trouver en France les pièces et les accessoires. “Il y a eu ça d’abord, et puis aussi le boum du commerce sur Internet. Je m’y suis lancé à mi-temps en 2006, pour voir, mais j’ai rapidement été débordé. J’ai pris mon premier salarié il y a quatre ans, mon beau-frère. Et depuis deux ans, j’ai embauché deux autres personnes. Aujourd’hui, avec Sulyvan Boulanger, Mickaël Artigauld et Joachim Antony, nous sommes quatre.”
Sans le poids des charges, faitil remarquer, il pourrait même encore embaucher. Car le travail ne manque pas : gestion des mails et des paiements, tenue à jour et suivi du site, des blogs et des forums, gestion des stocks avec de nombreux fournisseurs différents, préparation des commandes, organisation des livraisons, amélioration du service aux clients… “On expédie, en moyenne, 30 à 40 colis par jour.” A l’écouter, c’est du travail en réseau très intensif.
Evidemment, histoire d’avoir ce répondant qu’attendent connaisseurs et pratiquants, Stéphane Breux possède lui-même trois Subaru : une pour les circuits, une qui lui sert de vitrine et une pour son usage personnel. “C’est un modèle trois portes importé du Japon qui avait une conduite à droite que j’ai rectifiée”, précise-t-il. Et bien sûr, il fait tout lui-même.

Une affaire qui tourne. Les chiffres de son activité donnent une idée de sa rapide progression : 7 500 euros de stocks en 2006, 170 000 euros en 2012, 150 000 euros de chiffre d’affaires la première année, entre avril et décembre alors qu’il devrait friser les 2 millions en 2012 ! Le jeune homme ne cache pas sa fierté d’avoir passé, avec succès, le cap des cinq ans de création et d’avoir créé des emplois. Cerise sur le gâteau, “dans ce monde, les passionnés sont très souvent des amis”, confie-t-il.
Son outil de travail numéro un, c’est donc son site marchand, sa vitrine sur Internet. “Je n’étais pas particulièrement doué en informatique mais j’ai un partenaire, PowerBoutique1, qui me suit depuis le début. J’ai exprimé mes souhaits et mes attentes et ils ont fait la structure. Ils ont été précieux, réactifs et m’accompagnent toujours.” Le succès a amené Stéphane Breux à ouvrir un petit magasin là où il habite, dans le village de Les Rues-des-Vignes, au sud de Cambrai, même si les Nordistes et amateurs les plus proches ne représentent que 5% de sa clientèle. Avec Internet, il se joue des distances : “90% de mes clients sont d’un peu partout en France métropolitaine et dans les DOM-TOM. Je travaille aussi avec les pays voisins, Allemagne, Suisse, Belgique. L’Italie et l’Espagne, ça commence !” Pour lui, cette activité est une véritable niche.

Projets. En ce début d’année, Stéphane Breux avait le souhait de rester dans ce sud Cambrésis qui lui plaît bien et d’où il peut cultiver son travail en réseau. Il comptait aussi procéder à des transformations et à des agrandissements, sur place, afin de conforter sa vitrine “en dur” et de s’aménager un atelier mieux équipé et plus fonctionnel.

1. PowerBoutique crée des sites internet pour les entreprises. Elle dit investir depuis 15 ans dans la recherche et développement, et revendique les soutiens d’Oséo et de l’Anvar.