ENVELOPPES ENVELNOR KUVERT

Le fournisseur d’enveloppes pour les élections présidentielles est à Saint-Augustin

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9632 par

 

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D.R.

L'entreprise produit en moyenne entre 900 et 1 000 enveloppes par minute.

Les élections approchent, et le besoin en enveloppes pour le scrutin présidentiel a été confié, comme à chaque fois depuis 2009, à une entreprise du Pas-de-Calais : Envelnor Kuvert, entreprise de Saint-Augustin. Récit autour d’une entreprise en bon état de marche malgré un marché difficile.

On a commencé à fournir des enveloppes pour les élections en 2009, après avoir remporté l’appel d’offres. Le ministère de l’Intérieur a été satisfait. Depuis, on a gagné chacun des appels d’offres suivants. Nous aurons ce marché jusqu’en 2018, au moins.” Guillaume Bizouerne est président d’une entreprise qui gagne à ce que la démocratie s’exprime le plus souvent possible : Envelnor Kuvert, sise à Saint-Augustin, produit des enveloppes de tout type. Ces dernières semaines, comme à chaque scrutin, ce sont 20 millions d’enveloppes qui sont produites et livrées aux préfectures de France. “Nous devons toujours avoir un scrutin d’avance pour que les préfectures puissent faire face à des imprévus, et livrer les enveloppes à chaque bureau de vote à temps.” Ainsi, Envelnor Kuvert remet à flot le stock d’enveloppes à chaque scrutin, à travers un renouvellement par quart, étant donné que les bureaux de vote sont incités à réutiliser les enveloppes le plus possible. Il s’agit d’une “grosse commande”, de l’aveu du président de l’entreprise, mais pas d’une commande “vitale”. L’entreprise produit 1,2 milliard d’enveloppes par an. A l’échelle de cette production, le marché public que représentent les élections à venir est à relativiser. Mais il s’agit tout de même d’une des plus grosses commandes d’Envelnor Kuvert.

Une entreprise soixantenaire.

La société Envelnor à l’origine une entreprise familiale, a été créée en 1947 à Saint-Omer. En 1997, elle connaît un redressement judiciaire, puis un industriel Allemand du secteur voulant se développer en France a racheté le site le 1er juin 1998. L’entreprise compte alors 39 travailleurs, et est idéalement placée d’un point de vue géographique, au carrefour de l’Eurorégion. D’autre part, elle connaissait bien le marché. D’où le rachat de l’entreprise, et son changement de nom pour Envelnor Kuvert (Kuvert sinifiant “enveloppe” en Allemand). Très vite, en l’an 2000, l’entreprise investit de nouveaux murs. Elle a connu un “développement heureux” jusqu’en 2010, selon Guillaume Bizouerne. En 2008, la dématérialisation et les hausses successives du prix du pli fait baisser le marché européen du secteur de 5 % par an. Si Envelnor ne perd pas ce chiffre d’affaires tous les ans, elle a néanmoins dû “réduire la voilure”. Aujourd’hui, ce sont encore 75 salariés qui travaillent sur le site de Saint- Augustin, à côté d’une société sœur d’Envelnor Kuvert, Envelnor Packaging. Ainsi, deux entreprises se côtoient, “l’une sur un marché mature, l’autre sur un marché en développement”, les emballages papier étant voués à remplacer les différents sachets plastiques.

Monter les échelons…

Les salariés d’Envelnor Kuvert ont la possibilité d’évoluer au sein de l’entreprise. “Non pas que je n’accorde pas d’importance aux diplômes, précise Guillaume Bizouerne. Mais lorsqu’un salarié veut évoluer dans l’entreprise, on lui en laisse la possibilité.” Ainsi, un cariste est devenu responsable de l’atelier d’impression, Une femme de ménage est devenue contrôleuse qualité, puis assistante de production, et un commercial a occupé le poste de directeur commercial avant de devenir directeur du site, puis… président d’Envelnor Kuvert. “Tout le monde ne peut pas évoluer, et tout le monde n’en a pas envie d’ailleurs. Mais il faut donner une chance aux collègues.

Un secteur d’activité difficile

Guillaume Bizouerne l’aff irme : le marché de l’enveloppe est difficile. D’abord à cause du numérique. Les courriers se font de plus en plus rares à mesure que les courriers électroniques progressent. Mais on arrive à un plancher selon l’ancien commercial. Ensuite, parce que l’argument écologique est bien souvent de mise lorsqu’on parle de papier, “alors que le numérique est bien plus néfaste pour l’environnement, même Google le reconnaît.” Google qui figure d’ailleurs sur la liste des clients de l’entreprise… Preuve que le papier n’est pas mort.