Maubeuge : le nouvel hôpital annoncé pour 2020

Le chantier doit démarrer fin 2017

Publié dans l'édition Nord N. 8826 par

 

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D.R.

Marie-Pierre Bongiovanni, la directrice, et Magloire Gnansounou, médecin et président de la Commission médicale d’établissement. Le projet a été présenté lors d’une journée d’information organisée au CHSA le 4 avril.

C’est un vieux projet. Comme le rappelle Marie-Pierre Bongiovanni, directrice depuis cinq ans du Centre hospitalier de Sambre-Avesnois de Maubeuge, on trouve, en l’an 2000, la trace d’un concours d’architectes en vue, à l’époque, d’une reconstruction sur le site actuel, boulevard Pasteur. Mais, précise-t-elle, depuis juillet 2013, c’est un nouvel hôpital reconstruit à l’est de la commune, près de la quatre voies (D649) conduisant vers Jeumont et la Belgique, qui figure bien dans les schémas officiels. Après une longue procédure administrative ponctuée d’une série de validations, le projet a fait l’objet d’une présentation également officielle. 

 

Chiffres principaux. Le chantier d’un hôpital de médecine, chirurgie, obstétrique de 265 lits et places devrait donc démarrer à la fin de cette année, sur un terrain de 5,5 hectares (acheté pour l’euro symbolique à la Ville). Il est situé à proximité du collège Budé, de la Polyclinique du Parc et de la ferme du zoo. Coût annoncé : 115 millions TTC. Déménagement prévu pour la fin 2020.

Mme Bongiovanni explique que l’événement concerne un établissement qui est le premier employeur public de la Sambre-Avesnois (1 600 professionnels) et le deuxième «toutes catégories» derrière l’usine Renault MCA.

Cette reconstruction, ajoute-t-elle, entre dans ce que l’on appelle «le projet hospitalier de territoire», qui réunit douze établissements du Hainaut-Cambrésis entre lesquels s’organise l’offre hospitalière publique.

 

Ce qui va déménager. Actuellement, les services concernés par le futur déménagement sont installés, boulevard Pasteur, dans des bâtiments que Mme Bongiovanni et Magloire Gnansounou, médecin et président de la CME (Commission médicale d’établissement), qualifient de «vétustes » et «d’obsolètes». La première pierre avait été posée en 1953 et l’hôpital avait connu un agrandissement du secteur mère/enfant au début des années 70 et des réhabilitations partielles dans les années 90. Selon ces responsables, dans la région, Maubeuge et Lens étaient les derniers hôpitaux publics à attendre qu’un vent de modernité souffle…

Vont rester là où ils sont les services qui ne sont d’ailleurs pas hébergés dans le bâtiment principal, c’est-à-dire les instituts de formation (soins infirmiers et aides-soignants), la psychiatrie adulte et enfant, la maison de retraite… Tout le reste partira de l’autre côté, dans un bâtiment cubique, organisé sur quatre niveaux et 33 000 m2, disposant de 500 places de parking réservées, d’un accès spécifique et d’une hélistation.

 

Un groupement. Le 27 janvier dernier, ce gros marché public a été officiellement attribué à un groupement de conception et de réalisation. Il est composé de Bouygues bâtiment Nord-Est, de Brunet Saunier (architecture), Montaron (TP), Etamine (études et démarches énergie et normes environnementales) et WSP (ingénierie du bâtiment).

 

Quelles nouveautés pour les patients ? 80% des chambres seront individuelles et il y aura donc un parking spécifique. Le Dr Gnansounou insiste notamment sur l’arrivée d’un deuxième scanner dédié aux urgences (contre un seul actuellement) et d’un deuxième appareil d’IRM. Quant au bâtiment de l’hôpital actuel, son sort n’est pas scellé. Il fera l’objet de négociations entre la Ville, l’Intercommunalité et la direction.