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Un centre de recherchesarchéologiques Inrap à Achicourt

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8427 par

 

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Lors de la visite inaugurale (de gauche à droite) : Pascal Lachambre, maire d’Achicourt, Philippe Rapeneau, président de la communauté urbaine d’Arras, Stéphane Geneté, directeur interrégional Inrap Nord-Picardie, Jacques Witkowski, secrétaire général et sous-préfet d’Arras, et Pascal Depaepe, directeur scientifique et technique à l’Inrap.

Lors de la visite inaugurale (de gauche à droite) : Pascal Lachambre, maire d’Achicourt, Philippe Rapeneau, président de la communauté urbaine d’Arras, Stéphane Geneté, directeur interrégional Inrap Nord-Picardie, Jacques Witkowski, secrétaire général et sous-préfet d’Arras, et Pascal Depaepe, directeur scientifique et technique à l’Inrap.

Depuis 2005, un centre de recherches archéologiques de l’Inrap, composé principalement de bureaux, occupait une aile du palais Saint-Vaast à Arras, partagée avec le musée des Beaux- Arts, la bibliothèque et la médiathèque municipale. Le traitement des objets mobiliers (dépôt, lavage) était réalisé dans un bâtiment indépendant et éloigné du centre.

Un nouveau centre de recherches archéologiques. Le nouveau centre archéologique d’Achicourt regroupe désormais l’ensemble de la chaîne opératoire et répond aux exigences fonctionnelles de l’activité des archéologues. Aménagé dans un ancien entrepôt de 2 829 m², un espace de 950 m² a été spécialement conçu pour l’activité de l’institut. En plus de bureaux, d’une salle de réunion et de documentation, il comprend une salle d’études, une salle de nettoyage pour le tamisage des sédiments et le lavage du mobilier archéologique. Un dépôt de 300 m2 destiné au stockage du mobilier et un magasin de 80 m2 pour l’équipement et l’outillage de chantier complètent le tout. Vingt-cinq archéologues y travaillent, sur des périodes de l’âge du bronze aux temps modernes. Ils sont amenés à intervenir prioritairement dans le Pas-de-Calais et, suivant les besoins, dans le Nord ou en Picardie.

L’archéologie préventive dans le Nord- Pas-de-Calais. Liée aux grands aménagements du territoire, l’archéologie préventive dans la région démarre dans le Douaisis dans les années 1970. Au milieu des années 1980, le chantier transmanche marque le début des opérations de grande ampleur, comme le TGV Nord en 1990, l’autoroute A16 (Amiens/Boulogne-sur- Mer) en 1996. Plus de 40 ans de diagnostics et de fouilles réalisés sur les grands projets routiers, ferroviaires ou concernant les voies navigables, ou encore lors de l’aménagement de zones urbaines ou périurbaines ont révélé peu à peu l’histoire lointaine ou récente de la région.
La recherche archéologique revêt certaines spécificités dans la région, comme la prise en compte des risques liés aux anciennes zones de combats ou de bombardements, ou encore l’éventuelle pollution de terrains d’anciennes zones industrielles en reconversion. Dans un autre registre, les importantes couvertures limoneuses dans certains secteurs permettent le développement de l’archéologie des périodes préhistoriques anciennes (paléolithique), avec la mise au point par l’Inrap de méthodes innovantes de sondages profonds, adaptées et sécurisées.
Le projet du canal Seine-Nord Europe ouvre à nouveau de belles perspectives de fouilles : 31 fouilles réalisées ou en cours sur 81 hectares.