Un centre aquatique-salle de spectacle à Longuenesse

L’agglomération de Saint-Omerlance son premier grand équipement

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8429 par

 

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Jacques Rougerie, l’architecte du projet, a déjà réalisé Nausicaà et ses extensions à Boulogne-sur-Mer.

Jacques Rougerie, l’architecte du projet, a déjà réalisé Nausicaà et ses extensions à Boulogne-sur-Mer.

L’Audomarois fait d’une pierre deux coups avec son projet de réalisation d’une piscine- salle de spectacle. Le projet du centre aquatique et du palais des congrès a été dévoilé le 29 février dernier. C’est le plus grand projet du territoire. Dans un parc urbain avec un vaste parvis et doté d’un parking, prendront place un bâtiment tout en longueur (le centre aquatique) et, dans son prolongement, une salle de spectacle pouvant accueillir près de 4 000 personnes. Le centre aquatique aura la forme d’une proue de navire et s’étendra sur un total couvert de 5 237,70 m². L’espace pourra recevoir 1 055 personnes. Après avoir traversé le hall (198 m²), le visiteur se rendra aux vestiaires (750 m²) avant d’aller nager dans un bassin de 625 m². Au bord, des plages (1 347 m²) et, plus loin, un bassin d’activité (300 m²), un bassin ludique (300 m²) et un solarium extérieur (510 m²). Une lagune permettra même de se prélasser et un espace bien-être occupera 557 m². A l’extérieur, une aire végétalisée permettra une petite promenade. Plus haut, dans les bureaux (133 m²), l’administration. C’est la première partie du projet.
A côté de cet élément massif d’aménagement du territoire, la Caso fera bâtir dans le même temps un centre des congrès dont le plateau central et multifonctionnel occupera 2 500 m².

Du grand spectacle ! Soit 700 gradins fixes avec fauteuils et 700 autres escamotables : on y logera 3 200 personnes debout et 700 autres assises. Sa polyvalence lui permettra de se transformer en salle de sport pouvant contenir entre 700 et 1 900 personnes assises selon les sports et les plateaux occupés par les dif-férentes disciplines. Ainsi, un gala de boxe pourra être donné devant 2 200 personnes. Des expositions sont aussi possibles, des forums, etc. En sus, deux salles de réunion et une de réception complètent les espaces. L’ensemble constitue le premier partenariat public-privé de la Caso. Signé avec le groupement Auxifip, il court sur 21 ans. Dans sa phase de construction, il fait place à un contrat de promotion immobilière. Les travaux dureront environ 34 mois pendant lesquels la Caso avance les loyers (un peu plus de 22 millions d’euros) jusqu’à la réception des travaux. Ensuite, un système d’annuité lie les deux parties. La Caso règle 616 000 euros par an à Auxifip et fait preuve d’un volontarisme financier qui force le respect avec la prise en charge de l’essentiel du coût du projet : la raison tient à un calcul où les intérêts acquittés dans le cadre d’un PPP sont repris dans les loyers, eux-mêmes assujettis à la TVA. Gain de l’opération pour la Caso : 3,8 millions d’euros sur la période.

Des travaux en fin d’année ? Pour autant, les contraintes ont été “très fortes” avoue Jacques Rougerie, architecte lauréat du concours lancé par la collectivité. “Notre cabinet s’intéresse à l’eau, au bien-être. Le public, c’est la nouvelle génération. Les piscines sont des lieux de vie. (…) Les alentours ont fait la différence avec les autres projets : le parc urbain – rond, doux – était la bonne solution” explique l’architecte parisien. Le permis de construire devrait être déposé avant l’été, une instruction de six mois est prévue à la suite de laquelle les travaux pourront démarrer. Fin 2012 dans le meilleur des cas.