Descartes -Blériot

Le premier écoquartier de Calaisprend ses dernières marques

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8433 par

 

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

 

Esquisses d’une partie du futur écoquartier.

Esquisses d’une partie du futur écoquartier.

Le projet d’écoquartier en centre-ville de Calais est mûr. Présenté après quelques modifications à la marge lors de réunions publiques, l’ensemble architectural est défini. Le quartier Descartes- Blériot n’aura plus rien à voir avec ce qu’il était auparavant : le siège de l’entreprise de bâtiment Thélu a déménagé et le reste (les maisons dégradées, les anciens locaux universitaires, la maison de Gaston Berthe (maire de Calais et dentellier), les squats…) ont été rasés en quatre mois. A 500 m du centre-ville, le quartier va être soigné : les 4 hectares (dont 80% appartiennent à l’Office public de l’habitat de Calais) seront quadrillés par quatre nouvelles voies “douces” qui doivent minimiser l’utilisation des véhicules. Au coeur du quartier, un jardin de 2 300 m² tiendra lieu d’espace naturel, couplé à un bassin encore à l’étude. Sur les trottoirs, des collecteurs de déchets semi-enterrés côtoient des équipements pour garer les vélos. Une station Vel-In devrait également voir le jour. Plus encore, la ville a voulu une navette fluviale. Ce sera le cas en 2012 devant la Cité internationale de la dentelle qui jouxte le canal. Les investisseurs sont aujourd’hui connus : organisés en groupement, ils se sont partagé les 350 logements prévus : Habitat 62/59 (28 logements collectifs et intermédiaires), OPHLM, Investim immobilier (24 logements individuels + 18 logements collectifs), Francelot Khor immobilier (43 logements avec vue sur le canal), Mon Duplex, Nacarat et Le Chenelet, ce dernier pour 2 maisons en bois. Ces dernières devraient être totalement passives alors que les autres promoteurs s’engagent à réaliser des logements basse consommation. L’ensemble des logements ne devrait pas dépasser quatre niveaux.

Une clause d’insertion sociale et un peu d’énergie renouvelable. Durable et environnemental, le quartier intègre la sobriété énergétique : orientation étudiée, leds, isolation renforcée, plantations d’essences locales et absence de pesticides dans leur traitement… Le projet favorisera l’écomobilité avec des mails piétonniers, des dessertes par des transports collectifs, des pistes cyclables, sans oublier des zones limitées à 30 et 20 km/h. Le recours aux énergies renouvelables sera assuré par la production d’eau chaude grâce à des pompes à chaleur connectées à la nappe alluviale. La ville veut aller vite mais certains le regrettent un peu, tel ce riverain : “L’expérience montre que dans ce type de chantier, aller vite peut conduire à attenter à la qualité des constructions. Quid de l’utilisation des énergies renouvelables ? Depuis le temps des études, quels efforts ont été accomplis par les promoteurs ? Qu’en est-il des clauses d’insertion sociale ?” Natacha Bouchart, sénatrice-maire de Calais, a répondu que ce projet “avançait au rythme de la nouvelle municipalité. Cela fait 18 mois qu’on y travaille. Dans tous nos chantiers, il y a des clauses d’insertion.” Vérification faite sur d’autres chantiers, la ville demande en effet aux répondants d’appels d’offres d’intégrer une clause d’insertion conduisant à l’embauche de 5% de personnes en insertion. “Calais a perdu 3 000 habitants depuis dix ans. Il faut repeupler”, a aussi déclaré Natacha Bouchart et avec ce nouveau quartier, la population pourrait croître d’un millier d’habitants. Les travaux devraient être terminés au troisième trimestre 2014. La réservation dédiée aux acheteurs potentiels est déjà possible au travers du site internet

www.calais.ccufrance.com.