Innovation

NU Dress Code : la fin des auréoles liées aux pics de stress

Qui n’a jamais été perturbé par des marques de transpiration sous les bras. Femmes et hommes sont concernés. NU Dress

446

Un problème universel.L’idée est partie d’un constat personnel. J’avais des marques de déodorant sur un chemisier noir que j’adorais. J’aimais également porter des petits hauts de couleur et je notais parfois la présence d’auréoles inélégantes en cas de stress. Et puis, qui n’a pas noté la présence tenace de traces jaunes sur les chemises et T-shirts blancs, laissées par un déodorant ou antitranspirant ?”Anne-Laure Courvoisier a la simplicité de dire directement et avec le sourire des réalités que certains trouveraient gênantes. Ainsi, elle a songé à créer un produit textile qui pourrait éviter ce genre de désagrément, éprouvé autant par les hommes que par les femmes. Cette créatrice sait présenter son produit. S’il existe des versions jetables, proches des “protections féminines” – il y aurait 25 marques de produits jetables dédiés à ce sujet –, NU Dress Code est la seule offre design, sans coutures, lavable, réutilisable, agréable, avec une gamme de motifs tendance. On peut choisir, pour une vingtaine d’euros des modèles charmants. Deux modes de fixation sont proposés : des bandes adhésives double-face hypoallergéniques spécial textile, et un autre système à base de micro-aimants. NU Dress Code est également 100% made in France. Un atout. C’est surtout agréable, invisible et durable ! D’ailleurs NU Dress Code s’inscrit dans le programme “Fibre citoyenne”. Le marché potentiel est vaste ! Les salariés qui portent des uniformes, vêtements professionnels et d’image, hôtesses et stewards, barmans et serveuses, livreurs pourraient apprécier cet accessoire qui s’accorde à l’image nette et qualitative de leur entreprise. “Je suis en contact avec une grande chaîne hôtelière. Elle a mené une étude qualitative qui fait ressortir la transpiration, et les auréoles en particulier, comme une problématique…

Innotex. Avant d’arriver au stade de la mise en ligne sur le Net, Anne-Laure Courvoisier a suivi toutes les étapes de la création d’entreprise avec patience et selon une certaine stratégie. Cette dirigeante, qui a travaillé pendant sept années sur des projets internet, en agence, puis dans un grand groupe, reste une experte en marketing. Un plan de licenciement l’a incitée à revoir sa carrière. Pour elle, ce fut plutôt une aubaine car le gène de la création restait sous-jacent et ne demandait qu’à éclore : “Je suis issue d’une famille d’entrepreneurs et j’ai été soutenue par ma famille et mes amis dans cette création d’entreprise.” Bénéficier de l’incubation d’Innotex et recevoir un soutien financier de 25 000 € a constitué un levier et une étape essentielle.Il a fallu peaufiner l’idée, définir la matière. Une styliste-modéliste, spécialisée dans la lingerie-corsetterie, et un designer, spécialisé dans les vêtements techniques, ont permis de concrétiser ce qu’elle avait imaginé. Autant d’étapes qui ont nécessité du courage et de la ténacité mais cette jeune dirigeante n’en est pas dépourvue.

Lauréate LMI et les projets. La marque a obtenu plusieurs parutions presse, dans des magazines féminins et des journaux. Aujourd’hui, ces articles sont vendus directement en ligne, en pharmacie ainsi qu’en pressing, et demain sans doute en grande surface et dans les boutiques de vêtements. NU Dress Code n’en restera pas là. Déjà, deux projets sont en cours. En septembre, une ligne de chemises et chemisiers, femme et homme, pourvus de l’accessoire devraient être vendus sur le site. Parallèlement, une version traitée anti-odeurs sera disponible. Certaines structures ont bien compris la pertinence du marché : Oséo a accordé une aide à l’innovation de 85 000 €, dont 50% de subventions et 50% en avance remboursable. LMI a octroyé 40 000 € de prêt d’honneur. “En France, nous sommes bien aidés dans le cadre de la création. Et, au-delà de l’aspect financier, j’ai beaucoup apprécié le soutien de LMI et son regard objectif porté sur mon projet d’entreprise. Cela m’a également permis d’échanger avec d’autres créateurs d’entreprise, sur nos avancées et difficultés respectives.”