A Locquignol, «Le Bon Groin» s’est ouvert

Après les gîtes… les couverts

Marc Denglos poursuit sa reconversion. En plus des hébergements touristiques, il vient de recréer un estamine à l’enseigne «Le Bon Groin». Il a transformé le restaurant voisin qui avait cessé ses activités…

D.R.
Marc Denglos (à gauche), gérant salarié de l’estaminet, et Bruno Lemaire, le chef cuisinier.
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Marc Denglos (à gauche), gérant salarié de l’estaminet, et Bruno Lemaire, le chef cuisinier.

Sur sa carrière d’officier de police et ses responsabilités à la direction d’une entreprise de déménagement, Marc Denglos, 49 ans, a tiré un trait. Aujourd’hui, à Locquignol, village situé au cœur de la forêt de Mormal, il se consacre pleinement à un gros projet qui a démarré en 2007. Tout était alors partie d’une l’opportunité : un terrain à vendre…

Six ans plus tard, le décor a changé. On dénombre une longère avec trois gîtes, une petite piscine couverte, un court de tennis, une cabane perchée sur pilotis, son habitation avec deux chambres d’hôtes, des box pour les amateurs de randonnées à cheval. Et, sur un terrain voisin, depuis le 5 janvier, il a rouvert un restaurant, à la faveur d’une opportunité, là encore, et grâce à l’accord de la propriétaire du lieu. « La Brumaudière » est ainsi devenue l’estaminet «Le Bon Groin».

«Ce restaurant et ce bar, c’était un rêve pour moi», confie Marc Denglos. Un rêve autofinancé, jalonné de péripéties, notamment administratives (qui en aurait découragé plus d’un) et une vie maintenant partagée «entre gîtes et couverts».

Gros chantier. Pour l’estaminet, une SARL a été créée et deux associés et amis ont permis de réunir les financements nécessaires. «Le Bon Groin» a demandé onze mois de travaux et un budget de l’ordre de 70 000 euros. La métamorphose est complète : murs blancs, planchers, poutres apparentes, mobilier chiné, deux poêles, une cheminée ouverte, une carte inspirée par les terroirs flamand et avesnois. «On a fait les travaux nous-mêmes, à trois, explique-t-il, pour donner un coup de jeune au bâtiment, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.» Les cuisines ont été également refaites, et les sanitaires, aménagés à l’intérieur du bâtiment.

Pour faire tourner l’estaminet, ils sont deux : lui et son chef cuistot, salarié aussi, Bruno Lemaire, 48 ans, originaire de Landrecies et cuisinier de métier. «Je suis gérant salarié et je m’occupe de tout le reste, accueil, service, bar…», précise-t-il.  

Encore un projet en vue. Tiens, au fait, pourquoi « Le Bon Groin » ? Si ça colle bien avec les sangliers de la forêt qui entoure le village de Locquignol, le nom est né d’un lapsus avec « Le Bon Coin ». «C’est arrivé lors d’une conversation familiale, on cherchait un nom à la fois original et en rapport avec le lieu : c’était ce qu’il nous fallait.»

Au détour de la conversation, Marc Denglos raconte qu’il a un autre projet. Un étang, qui appartient à la même propriétaire, sépare ses hébergements et le restaurant : «Je vais y aménager une cabane de pêcheurs qui pourra aussi accueillir les familles. Je réfléchis au nom qu’on va lui donner.»