A Longuenesse, la reprise de la saison hippique

Les courses de Saint-Omer font toujours recette

C’est la reprise de la saison pour les chevaux de course. Dans l’Audomarois, le club compte bien rester le troisième vecteur de paris hippiques au nord de la Capitale. Rencontre avec son président, Marc-François Rivenet.

CAPresse 2014
« Marc-François Rivenet, président du club hippique de Saint-Omer ».
CAPresse 2014
Marc-François Rivenet, président du club hippique de Saint-Omer.

De l’autre côté de la route qui longe la prison de Longuenesse, des pâtures. Plus loin, l’aérodrome, puis une tribune devant une piste. L’hippodrome de Saint-Omer a lancé sa nouvelle saison le 13 avril dernier, avec six réunions au programme entre avril et octobre. Une entrée à 5 euros, une mise minimale de 2 euros et 100 000 euros de prix distribués par réunion (qui compte huit courses en moyenne avec seize partants au plus), certains dimanches réunissent plus de 1 500 participants ! «Même quand le temps ne s’y prête pas, il y a plusieurs centaines de personnes», se félicite le président du club. Les courses ne connaissent pas trop la crise : l’an dernier, le PMU a quand même affiché un chiffre d’affaires de 10,5 milliards d’euros malgré une baisse d’1%.

Les recettes se répartissent comme suit : 15% pour l’entraîneur, 5% pour le jockey et 12,5% pour l’éleveur. Le reste valorise les gains des parieurs. «Un prix à Longuenesse, c’est entre 6 et 12 000 euros», indique Marc-François Rivenet.

 Des investissements et des coûts importants. Cette année, il n’y aura pas de course PMU (celles où l’on peut parier dans les bars PMU) : «C’est une année transitoire. En 2015, trois de nos réunions seront retransmises sur Equidia. On pourra y parier ailleurs que sur l’hippodrome.» Quant à la gestion de l’association organisatrice de la saison, «en 2004, les box ont été intégralement refaits ; la tribune a suivi en 2012 : toiture, peintures… D’ici 2015, on réalisera les accès pour les personnes à mobilité réduite.» Plus que tout, la «cendrée» (cette matière retournée deux fois par semaine sur laquelle galopent et trottent les chevaux) pèse dans le budget du club. «C’est la piste qui fait venir les concurrents. Une piste de qualité, et c’est la venue de grands jockeys et de très bon chevaux», explique le président. L’an dernier, le club a fait poser 500 tonnes de cette matière. Coût : 25 000 euros. Ce soin n’est probablement pas pour rien dans la réputation de l’hippodrome et de ses 1 500 amis sur Facebook. Parmi eux, des futurs gagnants qui savent que, quelle que soit la course, si personne ne trouve les trois premiers, les mises sont intégralement remboursées. De quoi donner envie de parier dans la prochaine… Une des raisons aussi pour lesquelles l’hippodrome de Saint-Omer est dans le top 3 des entrées et des enjeux parmi les hippodromes situés au nord de Paris.