Pôle de compétitivité Aquimer à Boulogne-sur-Mer

Stimuler l’innovation dans la filière des produits aquatiques

Le pôle de compétitivité des produits aquatiques Aquimer a tenu son assemblée générale annuelle dans son siège de Boulogne-sur-Mer, sous la présidence de Jean-Baptiste Delpierre.

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D.R.
De gauche à droite, le directeur Thierry Missonnier, le président Jean-Baptiste Delpierre, le sous-préfet de Boulogne Philippe Dieudonné et Angéline Pignon, directrice des projets à Aquimer.

Avec les deux projets (sur la valorisation des coproduits de la pêche) approuvés lors de son assemblée générale annuelle le 20 mai à son siège boulonnais, le pôle de compétitivité Aquimer compte désormais 106 programmes labellisés, pour un budget de plus de 180 millions d’euros. 71 d’entre eux sont déjà financés (soit un total de 138,4 millions), dont 42 déjà achevés. «Seul pôle de compétitivité national dédié à la filière des produits aquatiques, rappelle son président Jean-Baptiste Delpierre, Aquimer est un outil au service des entreprises, des scientifiques et des centres de formation, pour favoriser l’innovation, avec l’ambition de concilier raréfaction des ressources halieutiques et besoins alimentaires croissants.» Il compte à ce jour 135 adhérents, dont une grande majorité de PME et de TPE, répartis sur tout l’Hexagone.

La nouvelle feuille de route du pôle affiche un soutien renforcé à l’aquaculture. Car les Français sont de gros consommateurs de poisson d’élevage mais de très modestes producteurs. Sans vouloir concurrencer les Norvégiens, les Chiliens ou les Asiatiques en élevant du saumon ou du panga, il y a de la place pour se différencier en misant sur une pisciculture d’eau douce ou d’eau de mer de qualité, avec des technologies innovantes et durables.

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De gauche à droite, le directeur Thierry Missonnier, le président Jean-Baptiste Delpierre, le sous-préfet de Boulogne Philippe Dieudonné et Angéline Pignon, directrice des projets à Aquimer.

Aider les pêcheurs à anticiper. Le pôle reste toutefois fidèle à la pêche en accompagnant les producteurs à résoudre leurs difficultés et en anticipant. «Ainsi, Aquimer, explique son directeur Thierry Missonnier, s’implique fortement pour accompagner les pêcheries à s’adapter à la future réglementation européenne des rejets en mer de poissons non commercialisables ou dont la capture n’est pas réglementaire (quotas dépassés, taille inférieure à la limite)». Démarré en septembre 2012, le programme CarRejet s’est terminé en février 2014 : il dresse un panorama des rejets en mer et de leurs causes. Un travail qualitatif va suivre avec des navires en situation réelle. Un autre est entrepris parallèlement pour transformer les rejets ramenés à quai en ressource positive.

De même, Aquimer est partie prenante du projet ARPEGE qui vise à mettre en exploitation, dès 2015, le prototype du «chalutier du futur», plus sûr, plus confortable, plus économe, et capable de ramener dans de bonnes conditions les captures indésirables jusqu’à présent rejetées à la mer. Ce navire démonstrateur est en cours de construction au chantier naval boulonnais, la Socarenam.

Sur Boulogne toujours, Aquimer a également permis la création en 2013 de l’entreprise Boucan’Or à Haliocap spécialisée dans une méthode de cuisson exotique, le boucanage. Elle accompagne aussi la société Copalis, l’ancienne coopérative de traitement des produits de la pêche, qui développe désormais des bioactifs marins très innovants à destination des compléments alimentaires.