Brasserie Dreum à Neuville-en-Avesnois

De la bière, mais plus seulement…

Jérôme Dreumont vient de compléter sa micro-brasserie d’un espace qui lui permet d’accueillir des groupes et de proposer des animations autour de la bière.

D.R.
Jérôme Dreumont, chez lui, à Neuville-en-Avesnois. L’extension, appelée l’Espace Dreum, apparaît à l’arrière-plan.
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Jérôme Dreumont, chez lui, à Neuville-en-Avesnois. L’extension, appelée l’espace Dreum, apparaît à l’arrière-plan.

 

Jérôme Dreumont n’envisageait pas d’agrandir sa micro-brasserie − celle-ci produit moins de 100 hectolitres par an −, mais plutôt de diversifier son activité vers l’accueil de groupes et les animations, dont des cours de «biérologie».

Petit retour en arrière. C’est en 2005 que ce graphiste et photographe, gérant d’une agence (G2J), a ouvert, par passion évidemment, une petite brasserie. Il l’a construite dans le fond de son jardin, chez lui, à Neuville-en-Avesnois (au sud-ouest du Quesnoy). Pour le nom de sa bière, il n’est pas allé bien loin non plus, puisqu’il a tout simplement raccourci son nom. Ainsi est née la «Dreum».

«On peut dire, raconte-t-il, qu’il s’est écoulé environ dix ans entre la mise au point de la ‘blonde’, dans ma cuisine, en 1995, et la fin de la construction… Ce n’est pas tout d’avoir une recette, il faut cultiver son savoir-faire, se faire une expérience. J’ai eu beaucoup d’échanges, via Internet, avec des Canadiens. En fait, j’ai adopté la méthode des moines trappistes, mais dans un décor moderne de cuves en inox.»

Deux métiers. Depuis environ dix ans, il exerce donc deux métiers : créateur pub la semaine et maître brasseur le reste du temps. Il fabrique quatre bières (blonde, brune, blanche et rousse) et les a proposées, ces dernières années, notamment sur des salons, à des revendeurs de la région venant chez lui, aux boutiques du terroir ou encore à des restaurants.

Et puis, nouveau projet : la création d’un lieu d’accueil suffisamment grand pour accueillir confortablement ses visiteurs et des animations. «Avec mon épouse, Sabine, explique-t-il, on a construit, en trois à quatre ans, ce que nous avons appelé ‘l’espace Dreum’. En dehors du gros œuvre, on a tout fait nous-mêmes. Soit 160 m2 en plus, reliés à la brasserie.»

 

Orientation touristique. Cet espace a démarré cette année. L’idée, explique-t-il, c’était d’être capable d’accueillir des groupes (il propose une découverte virtuelle en vidéo quand la brasserie ne fonctionne pas), d’organiser des dégustations, des cours dits de «biérologie», de faire estaminet et bar à bière. Jérôme Dreumont réalise aussi maintenant des prestations à domicile.

Pourquoi un tel projet ? Bien sûr, il y a une suite logique à sa passion, mais s’y est ajoutée la volonté de faire monter en puissance et de diversifier une deuxième activité économique, tout en conservant son entreprise de graphisme et un métier qu’il pratique depuis 32 ans. Par les temps qui courent, mieux vaut avoir deux activités…

Avec «l’espace Dreum», il espère bien, associé à son épouse, artiste et créatrice, contribuer à la vie touristique de son petit coin d’Avesnois.

 

Note : L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.