Développement durable

Artois comm. teste les véhicules électriques

L’agglomération de l’Artois doit renouveler son parc de véhicules en 2015 et 2016. Avant de se positionner sur certains modèles, l’EPCI teste les avantages et inconvénients des véhicules 100% électriques. La location de trois Renault ZE s’inscrit parfaitement dans la politique globale de développement durable de la collectivité.

ACT'Presse
L’agglomération Artois Comm. a souhaité réaliser des tests d’utilisation des véhicules estampillés ZE (Zéro émission) avant de faire l’acquisition de vingt véhicules supplémentaires et d’installer des équipements de recharge et un système de supervision.
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Les premiers véhicules électriques loués par l’Agglomération permettront de tester leur efficacité et d’envisager un équipement plus important.

« Il y a dix ans, la voiture électrique était considérée relevant de la science-fiction. Aujourd’hui c’est une réalité et ça marche même dans les collectivités. » Philippe Miloszyk, maire de Rebreuve-Ranchicourt, également vice-président en charge des moyens généraux, croit dur en l’efficacité de cette nouvelle génération de véhicules.
Aussi, avant de renouveler une partie de ses véhicules, Artois comm. a souhaité tester pendant la période hivernale l’autonomie de la technologie ZE (zéro émission) de chez Renault. « Le constructeur nous annonce une autonomie de l’ordre de 160 km (pour la Zoé). C’est la période idéale pour la vérifier, avec l’utilisation intensive du chauffage et des feux de route« , poursuit le maire de Rebreuve-Ranchicourt.
En moyenne les agents parcourent entre 60 et 80 km par jour ; l’autonomie serait largement suffisante pour couvrir la plupart des déplacements des agents de l’Agglomération. Reste que la conduite électrique nécessite un petit apprentissage. Les salariés seront donc formés sur trois véhicules dans les semaines à venir. « Dans quelques mois, nous serons en mesure de dresser un bilan et de nous positionner par rapport à la technologie électrique. » Si ce test s’avère concluant, dix premiers véhicules devraient être loués en 2015 et dix autres, en 2016.
Parallèlement à cette expérimentation, Artois comm. a mis en service une première borne de rechargement sur le parking de l’hôtel communautaire de Béthune. A terme, deux autres bornes seront installées : une première à Nœux-les-Mines dans les anciens locaux de la CCNE (ndlr : la communauté de communes de Nœux et environs a fusionné avec Artois comm. le 1er janvier 2014), la seconde à Ruitz, au niveau du garage des véhicules pour la collecte sélective.

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Dans les semaines à venir, les salariés seront formés à la conduite électrique.

Une politique globale. Artois comm. a été la première communauté d’agglomération a élaborer un plan climat et à travailler à la réduction des gaz à effet de serre ainsi que de ses consommations : « Nous nous sommes engagés à réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre, de 20% les consommations d’énergie, et à utiliser 20% d’énergie renouvelables d’ici à 2020. »
Le véhicule électrique entre donc parfaitement dans cet engagement. « Il ne rejette pas de gaz à effet de serre, il est non polluant et offre également l’avantage d’être beaucoup plus souple à conduire« , conclut Philippe Miloszyk.
Même si le véhicule électrique est légèrement plus cher à l’achat qu’un véhicule à motorisation thermique, le bonus écologique de 6 000 € permet de compenser en partie ce surcoût. Le reste s’amortit assez rapidement lors de l’utilisation : 100 km en voiture électrique ne coûtent que 2 euros d’électricité.
Prochaine étape, la mise en service sur le territoire de l’Agglo de bus électriques ou hybrides à haut niveau de service et, dans dix ans, une flotte de véhicules fonctionnant à l’hydrogène.

A noter aussi qu’Artois comm. participe à la politique régionale en travaillant à la mise en place de bornes de rechargement sur le corridor électrique.