A Calais, la bonne santé de LVH

Un succès dans la PLV

Il est des succès cachés dans le Calaisis. L’exemple du fabricant d’objets publicitaires cartonnés LVH en témoigne. Avec 45 embauches cette dernier décennie, l’entreprise s’inscrit durablement dans le territoire.

Jean-Paul Denez, dirigeant de LVH à Calais.
Jean-Paul Denez, dirigeant de LVH à Calais.
CAPresse 2015
45 personnes travaillent dans les locaux de LVH.

Ce n’est pas une renaissance, mais ça y ressemble un peu. Il y avait bien un fabricant de PLV à Calais, mais celui-ci est en cours de liquidation judiciaire depuis quelques années. C’est d’ailleurs son ancien directeur de production, persuadé qu’un marché existe pour une PME dans le Calaisis, qui est en train de le démontrer, avec deux associés, Laurent Lecointe et Franck Dewidehem. Le long de la nouvelle route qui entoure la zone Marcel-Doret à Calais, un nouveau bâtiment se dresse. Sur 2 500 m², la production d’objets publicitaires cartonnés suit une tendance haute. «Depuis deux ans, on a doublé notre chiffre d’affaires», explique Jean-Paul Denez. Quand les trois associés ouvrent en 2002, un seul est salarié. Aujourd’hui, 45 personnes − dont une majorité de femmes − travaillent sur les chaînes de production. Des nouvelles machines (dont une découpeuse intelligente) sont entrées ; d’autres sont prévues lors du doublement de  la surface de production prévu pour les prochaines années, avec une dizaine d’emplois supplémentaires. « De la commande à la livraison, on sait faire entre trois jours et trois semaines selon le volume», précise le cadre dirigeant.

Jean-Paul Denez, dirigeant de LVH à Calais.
Jean-Paul Denez, dirigeant de LVH à Calais.

Une croissance continue et soutenue. Dans le bureau d’études, quatre personnes travaillent à plein temps. «Le client a une idée, un besoin, et on y travaille pour aboutir à un objet unique. Le marché est là», assure Jean-Paul Denez. Le process est rigoureux, le marché, national, des agences de pub aux plates-formes d’achat. Depuis trois ans, les annonceurs sont sollicités en direct. «Un vrai panachage de clients» selon le cadre. Après le déménagement en 2011, l’activité est repartie à la hausse : avec 8 millions d’euros de chiffre d’affaires, LVH négocie une courbe croissante à deux chiffres et n’entend pas s’arrêter là. «On est en contact avec des plates-formes d’achat en Angleterre également.» L’entreprise a acheté son bâtiment et attend avec impatience le début des travaux d’agrandissement qui constituera un investissement d’environ 1,5 million. Le permis de construire est déposé. «Le bâtiment doit être sorti pour le 1er janvier 2016», conclut-il.