L’URACEN fête ses 50 ans !

Centre de ressources et de développement pour la vie associative et culturelle au service des associations depuis 50 ans, l’URACEN constitue le premier réseau de PMA (petites et moyennes associations). Aujourd’hui, elle regroupe plus de 350 associations et 40 collectivités locales, soit des milliers de bénévoles.

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Président de l'URACEN, Serge Martin accompagné de Thomas Desmettre, Directeur (à dr.)
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Le président de l'URACEN, Serge Martin, accompagné de Thomas Desmettre, directeur (à droite).

Depuis les années 90, l’URACEN (Union régionale des associations culturelles et éducatives) est la boîte à outils de la vie associative du Nord-Pas-de-Calais pour tous les acteurs de l’économie sociale du spectacle, de l’animation, des loisirs et de l’éducation. « Nous sommes reconnus pour notre vocation d’information en tant que pôle ressource régional », souligne Thomas Desmettre, directeur de l’URACEN depuis 1993.

Optimiser l’encadrement des associations. Dans ce cadre, la mission de l’URACEN est d’accompagner les dirigeants et bénévoles dans la gestion quotidienne et dans le développement de leurs associations. Quelles sont les démarches à faire pour l’embauche d’un salarié ? Qu’est-ce qu’une assemblée générale ? Comment remplir un dossier de subvention ou de mécénat ? Une association peut-elle facturer ses prestations au regard de la législation fiscale ? « Nous abordons et devons répondre à toutes les problématiques d’ordre administratif, législatif ou encore fiscal », précise ce dernier.

L’URACEN insiste sur la formation selon une approche individualisée et/ou collective. Ces sessions de formation en revêtant un fort caractère pédagogique permettent de revenir à l’essentiel. « A partir des années 60, on a dénaturé la loi de 1901 du fait de lourdeurs qui ne sont pas adaptées au langage du monde associatif actuel. Pour y remédier, nous dispensons des formations afin d’expliquer sa véritable portée. Celle-ci est en réalité très moderne et parfaitement adaptée à notre époque du tout-numérique. » Il ajoute : « Notre objectif est de la rendre plus transparente, plus compréhensible et de remettre en perspective ses atouts. Cela permettra aux diverses associations d’établir des statuts plus lisibles, concis et précis. »

Les autres principaux axes de travail consistent à fidéliser les bénévoles engagés, d’améliorer leurs conditions d’accueil et de renouvellement, notamment à destination des jeunes. « Il faut créer dans la durée les conditions de leur accueil. Dans ce sens, il est crucial de reconnaître et de valoriser leurs qualifications via l’obtention d’un certificat de formation à la gestion associative (CFGA). Grâce à ce module de 30 heures, en partenariat avec la Maison des associations (MDA), les jeunes bénévoles peuvent affiner leurs connaissances et intégrer les réflexes nécessaires afin de faire face à certaines situations », explique Thomas Desmettre.

Soutenir le dynamisme économique local. Pour l’année 2015, les axes de travail à conforter reposent sur la diversification des moyens de financement privé. A cette fin, la loi Aillagon du 1er août 2003, relative au mécénat, aux associations et aux fondations, se doit d’être mieux connue pour une meilleure approche et utilisation par le monde associatif, du commerce et des entreprises.

La fonction employeur des dirigeants associatifs doit être également renforcée par la mise en place d’un processus incitatif efficace. Le travail associatif exercé même à temps partiel est source d’un grand dynamisme économique et créateur de richesses pour le territoire. La condition sine qua non de l’effectivité d’un tel processus vertueux et autoréalisateur est d’encadrer la lourdeur bureaucratique par le biais d’un cadre législatif propice à la création entrepreneuriale. 

A terme, l’URACEN souhaite aussi accroître les adhésions, intégrer des réseaux, multiplier les partenariats notamment avec le monde universitaire, les startups de la vie associative. Enfin, elle accorde une importance plus grande à la diversification des publics cibles afin d’attirer un nombre conséquent d’entreprises privées. Thomas Desmettre assure qu’« une sollicitation plus approfondie des corps intermédiaires et un renforcement de notre travail de médiation apporteront une plus grande valeur ajoutée tant à la sphère publique que privée ».