Réseau Entreprendre Hainaut (à Rosult)

Trois chèques pour trois repreneurs

L’association a signé, le 12 janvier, trois conventions d’accompagnement assorties chacune d’un prêt d’honneur. Lauréats bénéficiaires : Pascale Poupart, Julien Audouard et José Lourenço.

D.R.
La séance de signatures. De gauche à droite : Pascale Poupart, Julien Audouard et José Lourenço, les lauréats (1er rang). Au deuxième rang : Eric Mozas (président), Jocelyne Pidoux (directrice) et Mélissa Nabais-Moreno (chargée d’étude de projets)
D.R.
La séance de signatures. De gauche à droite : Pascale Poupart, Julien Audouard et José Lourenço, les lauréats (premier rang). Au deuxième rang : Eric Mozas (président), Jocelyne Pidoux (directrice) et Mélissa Nabais-Moreno (chargée d’étude de projets).

Dans ses tout nouveaux locaux de Rosult, situés dans la zone d’activité de Sars-et-Rosières, l’association Réseau Entreprendre Hainaut (dix ans d’âge et rayonnant sur le Douaisis, le Cambrésis, le Valenciennois et la Sambre-Avesnois) a procédé à la signature de trois conventions d’accompagnement avec trois lauréats 2015.

Eric Mozas, président de l’association locale depuis novembre, a rappelé à cette occasion l’importance de ce réseau et de la communauté d’entrepreneurs qu’il constitue. Il a insisté sur les valeurs du réseau : l’engagement bénévole de chefs d’entreprise auprès de créateurs et repreneurs de leur territoire, le souhait que les lauréats s’engagent à leur tour. En 2015, les reprises ont représenté 60% des dossiers alors que, jusqu’à présent, la tendance était au 50/50.

Des entrepreneurs aident créateurs et repreneurs. Rappelons que l’accompagnement comprend des prêts d’honneur, de 15 000 ou 12 000 euros dans le cas présent, comme premiers versements. Ils servent aux fonds propres et doivent faire jouer l’effet levier auprès des banques. L’accompagnement est individuel (de deux à trois ans), réalisé par un adhérent de l’association, lui-même chef d’entreprise, mais aussi collectif. Des déjeuners mensuels, des événements, avec partenaires et proches du réseau, sont organisés… (plus d’infos sur le site).

Pascale Poupart. Après avoir travaillé pendant trente ans dans un groupe de logistique du Val de Sambre, notamment aux ressources humaines et à la direction administrative et financière, elle a repris, en juin, les laboratoires Goblet Daumas (37 salariés), situés dans la zone de la Marlière à Fourmies et aussi à Cambrai. L’entreprise fabrique et livre des prothèses dentaires. «L’entreprise où j’étais a connu la liquidation. J’ai été licenciée en novembre 2014. Un projet de reprise, ça me tentait, et comme j’habite Sains-du-Nord, dans l’Avesnois, j’ai prospecté localement. Juste avant mon licenciement, j’ai rencontré Erik Goblet qui était vendeur.»

Julien Audouard. Lui a repris, depuis fin août, l’entreprise Bercq électricité, de Douai (7 salariés). «Patrice Bercq partait en retraite et j’avais l’envie d’être à mon compte. J’ai saisi l’opportunité.» Agé de 37 ans, originaire de Saint-Etienne, sorti de l’école des travaux publics de Paris, Julien Audouard a travaillé durant une quinzaine d’années dans le BTP, comme responsable travaux notamment. Le rayon d’action de cette société d’électricité générale (courant fort et faible) est de 200 à 250 km. Ses clients sont divers : tertiaire et grande distribution (à 75%) mais aussi particuliers et logements en rénovation.

José Lourenço. Avec un associé, Guy Dubrulle, il a repris, le 1er août, la société ULM technologie (6 salariés) à son créateur (qui l’a fondée en 1996) qui partait en retraite. La société, basée à Prouvy, près de Valenciennes, commercialise des pièces, matériels et instruments destinés à la construction, à l’entretien, à la navigation d’ULM. Les aéronefs peuvent avoir une vocation de loisirs, professionnelle ou militaire. «Les pièces, précise-t-il, peuvent venir des États-Unis, de Chine, d’Europe…» Avant cette reprise, il était pilote de ligne sur Airbus. «Je me suis formé aux Etats-Unis. J’ai fait une carrière dans l’aviation commerciale, d’affaires et de transport. Lorsque j’ai quitté les États-Unis pour exercer en France, j’ai travaillé dans un laboratoire pharmaceutique afin de rembourser mes prêts et financer ma licence française de pilote de ligne.» José Lourenço explique qu’il voulait se reconvertir, devenir chef d’entreprise et se rapprocher de ses proches. Il s’est fait aider par la CCI et la BGE pour mener à bien son projet.