À Calais, inauguration du jardin Tudor

Un jardin bien arrosé

Calais, le 17 septembre 2016. La sécheresse et le grand soleil qui régnaient depuis presque deux mois ont cessé depuis deux jours. Il tombe des cordes. Qu’importe : ne dit-on pas que l’eau tombée du ciel est une bénédiction pour les jardins ? Ça tombe bien : on inaugure le jardin Tudor qui entoure l’église Notre-Dame, martyrisée en […]

Hervé Morcrette
Quelques courageux ont emboité le pas au sous-préfet...

Calais, le 17 septembre 2016. La sécheresse et le grand soleil qui régnaient depuis presque deux mois ont cessé depuis deux jours. Il tombe des cordes. Qu’importe : ne dit-on pas que l’eau tombée du ciel est une bénédiction pour les jardins ? Ça tombe bien : on inaugure le jardin Tudor qui entoure l’église Notre-Dame, martyrisée en septembre 1944, dans la dernière  semaine de l’occupation de la ville et qui, sept décennies plus tard, achève sa résurrection. Un jardin Tudor dont Marie-Philippe Whitman, déléguée régionale de la Fondation du patrimoine, eut l’idée depuis très longtemps, qui a été imaginé par la paysagiste britannique Caroline Holmes et réalisé par les équipes du service des espaces verts de la Ville de Calais sous la houlette de M. Bouton. Le jardin Tudor est aussi pourvu d’une pergola qui a été réalisée avec la participation des élèves du LEP Normandie-Niemen. Comme à l’accoutumée dès qu’il est question de l’église Notre-Dame, rien n’aurait été possible sans l’acharnement de Dominique Darré, président de l’Association pour la mise en valeur du patrimoine architectural du Calaisis, qui, tout en faisant participer son association au financement de l’opération, a veillé jalousement sur sa réalisation. La pluie redoublant d’efforts et d’effets, la cérémonie eut lieu à l’intérieur de l’église, non sans que quelques courageux ne s’élancent pour un tour de jardin éclair et arrosé à l’issue des discours d’usage. Aux dernières nouvelles, Marie Tudor aurait bien dit, aux derniers instants de sa vie : «Si l’on ouvrait mon cœur, on y trouverait gravé le nom de Calais !»      

Hervé Morcrette
Muni de l’indispensable parapluie, Vincent Berton a fait le tour du jardin sous la conduite de Dominique Darré.