Rénovation urbaine dans le Valenciennois

Une signature qui lance 18 mois d’études

Ce «protocole de préfiguration», signé dans les locaux de Valenciennes Métropole et lié au Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), ouvre une période d’évaluation des travaux à mener (de 2018 à 2030) dans les quartiers repérés.

D.R.
Les partenaires signataires lors de l’intervention de Nicolas Grivel, directeur général de l’ANRU. L’ANRU 2 est lancée dans le Valenciennois.
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Les partenaires signataires lors de l’intervention de Nicolas Grivel, directeur général de l’ANRU. L’ANRU2 est lancée dans le Valenciennois.

Le 26 septembre, dans les locaux de Valenciennes Métropole, s’est déroulée une séance de signatures correspondant au deuxième programme national de rénovation urbaine. C’était, dit-on, la première du genre dans le département. D’où la présence de Nicolas Grivel, directeur général de l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), et de Blanche Guillemot, directrice générale de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH). La cérémonie a lancé officiellement une période de 18 mois d’études techniques et financières sur les quartiers à rénover. En 2018, une convention doit être signée qui, elle, annoncera les travaux et aménagements qui seront menés jusqu’en 2030.

 

Dispositif national. Rappelons que c’est en 2014 que ce programme dit «NPNRU» a été décidé. Cette année-là, une liste de 200 quartiers a été dressée et la loi a fixé à environ
5 milliards l’enveloppe de l’Etat, devant à la fois jouer le rôle de l’effet levier et contribuer à donner du travail à la filière du bâtiment et des travaux publics.

Dans ce dispositif complexe, des quartiers ont été classés d’intérêt national et d’autres, d’intérêt régional. Les collectivités locales vont en profiter pour intervenir également, comme les Conseils départementaux (collèges, équipements sportifs ou culturels), le Conseil régional (avec les crédits Etat-Région) ou les intercommunalités. Communes, Caisse des dépôts, bailleurs sociaux sont également sur les rangs.

 

Déclinaison locale. La cérémonie du 26 septembre concernait principalement la déclinaison locale du programme sur le territoire de Valenciennes Métropole. Des bureaux d’études vont maintenant travailler sur l’urbanisme, les équipements publics, le logement social, le peuplement (avec le retour souhaité de classes moyennes) ou encore le développement économique et commercial des quartiers choisis.

Les quartiers concernés, où l’habitat social est très présent, sont Chantecler-Le Coq à Condé-sur-l’Escaut, La Briquette à Marly, Chasse-Royale à Valenciennes-La Sentinelle, Bleuse-Borne/Faubourg de Lille à Valenciennes-Anzin…

Laurent Degallaix, député-maire de Valenciennes et président de Valenciennes Métropole, a parlé en premier, en insistant sur le fait que la rénovation urbaine ne se limitait pas à des constructions et à des démolitions de logements sociaux, mais qu’elle englobait d’autres aspects comme le soutien à l’économie locale et la réflexion sur les équipements publics.

 

Plus de dix ans. Du côté de Valenciennes Métropole, on rappelle que les premiers projets ANRU remontent, pour leur mise en œuvre, à 2005 et que ces programmes sont intégrés à la stratégie urbaine intercommunale. Celle-ci concerne par exemple les cités minières, des «sites à enjeux» près des axes de transport, le centre-bourg de communes rurales. Elle annonce sa participation à hauteur de 820 000 euros pour la phase des études.

 

Plus de collectif que de politique. L’ombre de Jean-Louis Borloo, notamment maire de Valenciennes de 1989 à 2002 et ministre dans plusieurs gouvernements entre 2002 et 2010, a plané sur cette cérémonie. Son nom est en effet attaché à la loi du 1er août 2003, dite «d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine» et qui a mis en place l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU). Il est également associé au «plan de cohésion sociale» qui remonte, lui, à 2005.

Les signataires ont souligné le côté «transversal» de l’ANRU et l’absence des barrières politiques habituelles. En témoignait, par exemple, la présence de la communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut, également concernée par le dispositif. La préfecture a souhaité que les populations concernées soient associées à toutes ces étapes au travers des conseils citoyens prévus.