Alacrité France

Un incubateur d’un nouveau genre s’installe à Lille

Fin mars, le premier incubateur français d’Alacrité a ouvert ses portes à Lille. Un emplacement choisi avec soin et une installation signe du dynamisme du secteur régional. Dans cet environnement favorable, l’incubateur se promet de faire des étincelles.

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D.R.
Xavier Bertrand et Damien Castelain avec les représentants d'Alacrité lors de l'inauguration de l'incubateur, à Euralille.
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Xavier Bertrand et Damien Castelain avec les représentants d'Alacrité lors de l'inauguration de l'incubateur, à Euralille.

 

 

Faire émerger au moins quinze start-up dans les cinq prochaines années, c’est le pari d’Alacrité France, qui s’est installée dans la région depuis octobre et qui vient d’inaugurer ses nouveaux locaux. Une promesse que cet incubateur d’un genre particulier, émanation du groupe américain Wesley Clover International, ne fait pas au hasard : déjà testée dans cinq implantations différentes, en Turquie, au Canada ou aux Etats-Unis, la recette Alacrité a fait ses preuves. Ce «start-up studio» permet aux jeunes diplômés intéressés par l’entreprenariat de rentrer au sein de l’incubateur pour y mûrir leur propre modèle ou participer au développement de projets sélectionnés par Alacrité. La seule contrainte est le caractère innovant du projet et l’assurance qu’il répond bien à l’une des problématiques industrielles identifiées par Alacrité et ses partenaires, entreprises ou universités. Les thématiques privilégiées au sein de l’incubateur seront les services numériques et les télécommunications.

Un an de test. Soutenues par les fonds et les compétences d’Alacrité, les équipes ont un an pour développer leur idée. À la fin de cette première période, le projet est évalué et s’il semble décidément prometteur, une start-up est officiellement lancée. Au-delà du financement d’amorçage et de la mise à disposition de locaux, de réseau et d’expertise, Alacrité s’engage à investir dans les projets au fur et à mesure de leur croissance. Une façon de débarrasser les porteurs de projet de la lourde tâche de lever des fonds et de convaincre les investisseurs. Pour ce faire, Alacrité France bénéficie d’un capital de 8,5 M€, provenant en partie de fonds publics. En effet, la Mel et la Région ont chacune investi 1 M€ sous diverses formes, pour accompagner l’installation d’Alacrité à Lille. La Bpi soutient également l’incubateur. «Nous soutenons cette implantation qui porte une démarche innovante, qui répond aux réels besoins de notre économie, au développement du numérique. L’installation d’Alacrité dans notre région est aussi une formidable nouvelle pour l’emploi, notre priorité», souligne Xavier Bertrand. « Alacrité France et l’ensemble des investisseurs sont particulièrement ravis d’accueillir deux investisseurs de poids que sont la Région et la Mel, se félicite pour sa part David Descheemaeker, directeur général délégué aux opérations d’Alacrité France. Leur implication au sein d’Alacrité France souligne l’importance d’aider les jeunes talents à concevoir des projets innovants pour développer l’entreprenariat français et vient renforcer notre ambition visant à soutenir l’écosystème numérique français ainsi que son rayonnement local et international.»

Position centrale. Un soutien accordé d’autant plus volontiers qu’en choisissant Lille pour sa première implantation européenne, Alacrité envoie un signal très fort en faveur de la Métropole. À deux pas de la gare et d’Euralille, la présence de cet incubateur au rayonnement international vient souligner le dynamisme de l’écosystème régional et sa situation géographique avantageuse. Alacrité a choisi Lille pour son label « French Tech », son très important vivier d’écoles prestigieuses et son marché des start-up, très actif sans être aussi saturé qu’en Ile-de-France. Et surtout pour sa position centrale en Europe, capitale pour l’incubateur qui entend propulser très rapidement ses poulains à l’international. Reste à voir comment ses recettes vont s’adapter en France.