Le rebond, partie prenante de la vie d’un chef d’entreprise

L’association Second Souffle organisait, le 28 juin à EuraTechnologies, la journée «24H pour rebondir», destinée à lever le tabou sur l’échec du chef d’entreprise, pour en faire une opportunité de rebondir vers une autre création d’entreprise ou le salariat. À l’occasion des tables rondes et ateliers organisés, Eric Feldmann, président du tribunal de commerce de […]

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L’association Second Souffle organisait, le 28 juin à EuraTechnologies, la journée «24H pour rebondir», destinée à lever le tabou sur l’échec du chef d’entreprise, pour en faire une opportunité de rebondir vers une autre création d’entreprise ou le salariat. À l’occasion des tables rondes et ateliers organisés, Eric Feldmann, président du tribunal de commerce de Lille, a rappelé l’importance de la prévention : «En France, le tribunal fait peur, mais nous sommes des urgentistes de l’économie, une maison de santé pour les entreprises. Il n’y a rien de plus frustrant que de ne pas sauver une entreprise. Au plus le dirigeant attend, au pire c’est.» En 2017, 34% des entreprises en prévention l’étaient par une demande spontanée et, en 2018, ce chiffre a grimpé à 55%. La députée Olivia Grégoire, membre de la commission des finances, rapporteur en charge de la prévention des entreprises, a profité de sa venue à EuraTechnologies pour rassurer et évoquer la loi Pacte : «Avant de rebondir, il faut se planter. L’échec est tout sauf un fléau. La loi Pacte est un texte ambitieux, avec 72 articles et 4 chapitres. Les entrepreneurs ont besoin qu’on lève un certain nombre de verrous.»