Le vélo participatif s'implante en métropole lilloise

Gobee.Bike, le nouveau service de vélos partagés sans borne

À l’occasion du lancement de son premier réseau de vélos en libre-service en France, la start-up Gobee.bike a choisi de s’installer au sein de la capitale des Flandres.

Bernard Moreau, Mohamed Ticherafi, encadrant atelier vélo Lille Sud, Geoffroy Marticou, Malone Gampel Manager Europe, Raphaël Cohen, Julien Nyczak chargé des opérations à Lille et Arthur-Louis Jacquier, manager Europe.
Bernard Moreau, Mohamed Ticherafi, encadrant atelier vélo Lille-Sud, Geoffroy Marticou, Malone Gampel, manager Europe, Raphaël Cohen, Julien Nyczak, chargé des opérations à Lille, et Arthur-Louis Jacquier, manager Europe.

Les vélos verts de Gobee.bike ont été inaugurés le 5 octobre en métropole lilloise en présence du CEO et cofondateur, Raphaël Cohen, du responsable France, Geoffroy Marticou, de la vice-présidente au plan de déplacement urbain à la MEL, Anne Voituriez, et du directeur général de l’association Lille-Sud insertion, Bernard Moreau. «Nous avons choisi Lille parce que c’est une métropole dense qui dispose déjà d’aménagements pour les vélos.», souligne Raphaël Cohen, « nous avons reçu un très bon accueil de l’administration», ajoute-t-il. Environ 500 vélos sont d’ores et déjà disponibles. Le concept ? Un système de location sans borne, disponible via une application (à télécharger sur smartphone ou Android), qui permet de repérer les vélos disponibles dans la ville. Il suffit ensuite de déverrouiller le système de sécurité qui bloque la roue arrière en scannant le pictogramme inscrit sur le vélo, à l’aide de son téléphone. Le tarif est de 50 centimes la demi-heure et la caution s’élève à 50 €. Les vélos, fabriqués en Asie du Sud-est et en Chine, sont équipés d’un panneau solaire qui alimente les éclairages intelligents, situés à l’avant et à l’arrière. 

Compléter les infrastructures existantes

Afin de désengorger le centre, la vice-présidente soutient une utilisation diversifiée des transports, notamment par le biais du plan vélo annoncé en mars 2017. 30 millions d’euros ont été investis pour installer de nouvelles pistes cyclables et résoudre une soixantaine de «points durs», difficiles d’accès aux cyclistes. «On travaille avec la mairie pour avoir un système complémentaire», répond Raphaël Cohen à la question d’une éventuelle concurrence avec les V’Lille. Gobbe.Bike prévoit 50 à 60 salariés (en CDI uniquement) pour l’antenne française, composée d’équipes sur le terrain, de managers et de postes en marketing. Pour les réparations plus lourdes, un partenariat avec l’association Lille-Sud Insertion a été signé. «Notre financement est privé, nous ne bénéficions pas de l’argent public», ajoute le CEO de la jeune entreprise.

La start-up a développé un premier réseau à Hong Kong en avril 2017. Elle espère développer le service à une dizaine de villes en France et en Europe d’ici la fin de l’année, grâce à une levée de fonds de 9 millions de dollars, obtenue en août dernier.

Phrase à mettre en gros et entre guillemets dans le texte : «On cherche à changer le mode de déplacement des habitants»

Encadré :

Pour pallier le risque de vélos endommagés ou mal placés, deux personnes contrôlent le bon état des produits et leur localisation. Si les dirigeants restent confiants face aux possibles incivilités, les vélos ne sont pas à l’abri du vandalisme et du vol malgré leur système de sécurité. En élément de comparaison, depuis 2011, plus de 800 V’Lille ont disparu.