En Bref

De l’autre côté de la frontière

Les associations, véritables acteurs économiques Au cours de la dernière décennie, l’importance des associations sans but lucratif (ABSL) a prit une telle ampleur qu’elles représentent dorénavant un poids non négligeable dans l’économie belge. Selon une étude menée par la société Graydon, les ABSL sont plus solides financièrement, ce qui leur permet d’embaucher. Ainsi, en 2016, […]

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Les associations, véritables acteurs économiques

Au cours de la dernière décennie, l’importance des associations sans but lucratif (ABSL) a prit une telle ampleur qu’elles représentent dorénavant un poids non négligeable dans l’économie belge. Selon une étude menée par la société Graydon, les ABSL sont plus solides financièrement, ce qui leur permet d’embaucher. Ainsi, en 2016, ces associations employaient 306 138 équivalents temps plein, soit 13,8% de l’emploi total dans le secteur privé. D’ailleurs, en dix ans, le nombre d’équivalents temps plein dans les ABSL a progressé de 38%, contre seulement 5,68% pour les sociétés.

Les supermarchés en crise

À l’instar du Royaume-Uni, les grandes chaînes de supermarché connaissent une crise importante, alors que les enseignes de type hard discount gagnent des parts de marché. Ainsi, le groupe Mestdagh vient d’annoncer la suppression de 450 emplois dans ses magasins. Au total, ce sont près de 4 620 postes qui ont été supprimés depuis 2014, dans les enseignes Carrefour, Delhaize, Makro et Cora. En revanche, les enseignes Aldi et Lidl ont annoncé qu’elles cherchaient à recruter respectivement 450 et 1 500 collaborateurs. Le nombre d’employés en Belgique a d’ailleurs plus que doublé depuis 2012 chez Lidl. Ces deux chaînes représentent dorénavant 22% de parts de marché, mettant la pression sur les prix et les marges des grands groupes. De même, les chaînes historiques de supermarchés subissent aussi l’importance croissante de la vente en ligne.

Les réseaux électriques belge et britannique bientôt connectés

D’ici quelques jours, deux câbles électriques sous-marins finiront d’être déroulés et seront branchés à Zeebruges. D’une longueur de 71 kilomètres et pesant 44 kilogrammes au mètre, ces câbles ont été fabriqués au Japon. L’objectif de ce raccord est de pouvoir importer et exporter de l’électricité entre les deux pays. Ainsi, les jours de grand vent, la Belgique pourra importer de l’énergie d’origine éolienne, massivement produite au Royaume-Uni. Inversement, l’excédent d’électricité produit par les centrales nucléaires et à gaz sera exporté outre-Manche. Cet investissement de 650 millions d’euros a été pris en charge par le gestionnaire du réseau belge Elia et son équivalent britannique. La connexion ne sera opérationnelle qu’en début d’année prochaine.

La compagnie Flixbus relie les villes du pays en bus

Depuis le mois d’avril, la compagnie allemande de transport est opérationnelle en Belgique, reliant plusieurs villes entre elles. Très confortables et disposant de toilettes et du wifi, les autocars Flixbus viennent concurrencer la SNCB par des prix bas. Ainsi, dix fois par jour, la compagnie relie Bruxelles à Anvers pour un prix d’environ 4 €. Le trajet dure entre 50 minutes et 1 heure 15, contre 34 minutes en train. La société n’est pas propriétaire des bus, mais travaille avec des opérateurs locaux. Elle a pour objectif de transporter 700 000 passagers en 2018.