En Bref

De l’autre côté de la Manche

Des députés veulent lutter contre l’argent sale de Russie Selon une commission parlementaire, l’argent russe caché dans des actifs britanniques, puis blanchi à la City, empêcherait le gouvernement d’adopter une position ferme contre la politique agressive de Moscou. «Il n’y a aucune raison pour le Royaume-Uni de fermer les yeux quand les kleptocrates du président […]

614

Des députés veulent lutter contre l’argent sale de Russie

Selon une commission parlementaire, l’argent russe caché dans des actifs britanniques, puis blanchi à la City, empêcherait le gouvernement d’adopter une position ferme contre la politique agressive de Moscou. «Il n’y a aucune raison pour le Royaume-Uni de fermer les yeux quand les kleptocrates du président Poutine et ceux qui portent atteinte aux droits de l’homme utilisent de l’argent blanchi à Londres pour corrompre nos amis, affaiblir nos alliances et compromettre la foi en nos institutions», a déclaré le président de la commission, Tom Tugendhat. Depuis la chute de l’URSS en 1991, la City est connue pour avoir accueilli des investissements massifs d’hommes d’affaires russes. La commission préconise d’ailleurs d’utiliser la taille des marchés financiers londoniens, et leur importance pour les investisseurs russes, pour influencer le Kremlin.

Marks & Spencer compte fermer une centaine de magasins

La chaîne de magasins, spécialisée dans la vente de produits alimentaires et de vêtements, est en difficulté. Alors qu’elle s’apprête à publier ses résultats annuels, les analystes anticipent une baisse des bénéfices de 573 millions de livres. Ce sont ces mauvais résultats qui pousseraient le groupe à fermer près d’une centaine de magasins au Royaume-Uni. Le secteur de la distribution britannique connaît actuellement une crise, causée par la concurrence de la vente en ligne, ainsi que par des consommateurs plus prudents. Ces derniers ont en effet vu leur pourvoir d’achat raboté en 2017, suite à la dépréciation de la livre sterling.

Une partie du réseau ferroviaire va être renationalisé

Afin de pallier les retards et le manque d’investissements d’une entreprise privée qui en a la charge, le gouvernement britannique va reprendre le contrôle de la ligne Londres- Edimbourg. En effet, la société qui l’exploitait depuis plus de trois ans n’a pas réussi à la rentabiliser. «Parfois, les entreprises privées sont en échec. C’est pour cela que c’est à l’État de s’assurer de la continuité du service public», a déclaré le ministre britannique des Transports, Chris Grayling. La renationalisation prendra la forme d’un partenariat public-privé, avec des cheminots employés du privé et des trains gérés par l’Etat. Le gouvernement prévoit toutefois attribuer à nouveau la franchise de cette ligne en 2020. C’est déjà la troisième fois en douze ans qu’il en reprend provisoirement la gestion.

Un livre blanc sur les ambitions post-Brexit

Alors que le gouvernement est critiqué par l’opposition et que Bruxelles s’impatiente, il a annoncé qu’il présentera plus en détails ses intentions sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Selon le ministre du Brexit, David Davis, «ce sera notre plus importante publication sur l’UE depuis le référendum […]. Elle présentera notre ambition pour les relations futures du Royaume-Uni avec l’UE, notre vision du rôle futur du Royaume-Uni dans le monde». Le document d’une centaine de pages sera publié avant le prochain sommet européen qui se tiendra les 28 et 29 juin.