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«Nous devons toujours pouvoir faire face à des situations imprévisibles»

Getlink a organisé le 8 janvier l’inauguration d’un nouveau poste de commandement opérationnel entièrement modernisé, en présence du préfet du Pas-de-Calais, Fabien Sudry, et de Natacha Bouchart, maire de Calais. Le président d’Eurotunnel revient sur les enjeux de sécurité du tunnel sous la Manche.

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Jacques Gounon, président d'Eurotunnel, en présence du préfet du Pas-de-Calais, Fabien Sudry, et de Natacha Bouchart, maire de Calais.

La Gazette : Qu’est-ce qui a motivé la création de ce nouveau poste de commandement opérationnel ?

Jacques Gounon : Notre activité tourne 24 heures sur 24, 365 jours par an, et représente un quart du trafic entre la Grande-Bretagne et la France. Elle peut connaître des incidents d’exploitation. Ce nouveau poste de commandement, totalement modernisé, permet, en cas d’incidents sérieux, aux forces de l’ordre et aux représentants des pouvoirs publics d’intervenir, y compris de manière binationale si l’incident impliquait les Britanniques.

Cela n’existait-il pas par le passé ?

Nous avions des installations depuis l’origine car le tunnel sous la Manche a toujours été attentif au fait d’avoir une exploitation sûre et efficace, mais les technologies modernes, la nécessité d’être en contact direct avec les gouvernements français et britanniques, l’irruption des réseaux sociaux, maintenant permise par l’instauration de la 4G dans le tunnel sous la Manche, nécessitaient une refonte complète des installations et la mise en oeuvre de moyens technologiques les plus modernes qui soient. Nous avons là le summum de ce qui peut être fait en matière de commandement d’une opération dans le tunnel sous la Manche.

«Nous avons là le summum de ce qui peut être fait en matière de commandement d’une opération dans le tunnel sous la Manche.»

Comment se préparer à des situations à risque ?

Nous devons toujours être prêt à faire face à des situations imprévisibles. C’est pourquoi nous organisons une fois par an une simulation grandeur réelle, en interrompant l’activité du tunnel toute une nuit, suite à ce qui pourrait être un événement exceptionnel. Cela nous permet de vérifier que les gens se connaissent, que les services se parlent, que les informations circulent et qu’on puisse régler le plus vite possible et dans les meilleures conditions de sécurité possible la gestion des personnes qui pourraient être prises dans ces incidents. Cette simulation a déjà lieu depuis 28 ans et peut mobiliser jusqu’à 1 500 personnes afin de tester les installations et garantir aux clients la meilleure efficacité possible.