Industrie agroalimentaire

Délices des 7 vallées passe dans le giron de Mademoiselle Desserts

Une nouvelle aventure commence pour l’entreprise familiale Délices des 7 vallées qui vient d’être reprise par le groupe Mademoiselle Desserts. Après avoir profité des investissements de Sagard, et s’être construit une solide réputation dans le monde de la pâtisserie surgelée, l’entreprise tincquoise va à nouveau pouvoir passer un cap.

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Le site de production de Délices des 7 vallées à Tincques a été construit en 2010.

En 1996, Denis Heunet et son épouse décident de se lancer dans la fabrication artisanale de beignets, revendus sur les marchés locaux. Rapidement, l’activité rencontre le succès et prend de l’ampleur, obligeant les Heunet à créer un atelier de production. En 1999, c’est à la sortie d’Aubigny-en-Artois, dans la zone d’activités, qu’ils élisent domicile et lancent, en plus des beignets, la fabrication de coquilles, de muffins et de tropéziennes. Des produits distribués en grande distribution qui font la réputation de Délices des 7 Vallées (D7V). Au vu de ces premiers succès et avec l’arrivée d’Antoine Heunet, le fils de Denis Heunet, à la tête de l’entreprise, D7V continue ensuite son développement avec de nouveaux produits et en se lançant dans la restauration hors foyer. «Notre entreprise est devenue leader français de la pâtisserie surgelée haut de gamme vendue en GMS, dans le commerce et la restauration hors foyer, ainsi qu’à l’export qui représente 22% de notre activité», présente Antoine Heunet. L’entreprise affiche un catalogue de plus de 700 références. Elle est le premier acteur français sur les gammes mini-beignets et mini-muffins. En 2010, la société profite de l’ouverture de la nouvelle zone d’activités de Tincques, à quelques encablures d’Aubigny-en-Artois. Une usine ultra moderne permet à l’entreprise d’aborder la nouvelle décennie en se donnant les moyens de ses ambitions.  

Une année charnière

Toujours à la recherche d’innovation et de développement, il fallait cependant passer un cap : la recherche de partenaires s’est soldée, en 2015, par l’entrée dans le capital de Sagard, un fonds d’investissement français. «Sagard a investi à mes côtés et celui de l’équipe de management pour apporter au groupe les moyens nécessaires à son développement industriel», poursuit-il. L’objectif était d’assurer un doublement de la capacité de production avec l’extension du site de Tincques et le renforcement de l’outil de production d’Aubigny-en-Artois. D7V a également renforcé ses équipes commerciales à l’export et en France, et a travaillé son organisation afin d’être plus performante et donc rentable. Aujourd’hui, l’entreprise emploie plus de 400 personnes et affiche une croissance totale de 55% depuis l’entrée au capital de Sagard, avec un chiffre d’affaires passé de 45 à 68 millions d’euros. Sagard regroupe un tour de table de grandes familles industrielles et gère des fonds d’un montant de 2,5 milliards d’euros. Depuis 2004, il a réalisé 30 investissements dans l’industrie et les services en France, en Belgique et en Suisse. «Le partenariat avec Sagard a permis à Délices des 7 Vallées d’atteindre une dimension industrielle et de se construire une force commerciale sans altérer l’esprit familial», se félicite Antoine Heunet. Néanmoins, Sagard, actionnaire majoritaire de D7V, n’a pas souhaité poursuivre son engagement auprès de la société tincquoise. La recherche d’un nouvel investisseur a donc été lancée il y a quelques mois.

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L’entreprise emploie aujourd’hui 400 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 68 millions d’euros en 2018. ©ACT’STUDIO

Une page se tourne

L’histoire de Mademoiselle Desserts est assez similaire à celle de D7V. IK Investment Partners est devenu actionnaire majoritaire de Mademoiselle Desserts en mai 2018, ce qui a permis à l’entreprise, leader européen de la pâtisserie surgelée premium, deux nouvelles acquisitions. Après avoir racheté la pâtisserie Michel Kremer en septembre 2018, la reprise de Délices des 7 vallées a été conclue en décembre 2018. Didier Boudy, président de Mademoiselle Desserts, s’est dit satisfait de cette dernière transaction : «Nous sommes très heureux d’accueillir les équipes de Délices des 7 vallées au sein du groupe. Nos cultures et nos valeurs sont très proches, regroupant les valeurs humaines, le respect de l’engagement et l’audace au quotidien.» Les deux entreprises sont aussi parfaitement complémentaires dans leurs gammes de produits : «D7V complète idéalement notre gamme de snacking, nous sommes fiers et impatients de partager cette nouvelle aventure.» Antoine Heunet a quant à lui cédé ses parts à Mademoiselle Desserts, ayant décidé de quitter l’entreprise pour se consacrer à d’autres projets. Délices des 7 vallées va poursuivre son développement avec Marien Gaynard, directeur, qui entre au comité exécutif de Mademoiselle Desserts. Tous les projets en cours sont maintenus chez D7V , l’entreprise se porte bien et 37 embauches ont été effectuées en 2018. Elle va dorénavant pouvoir bénéficier de l’expertise industrielle de Didier Boudy et surtout de nouveaux moyens financiers. Aucun emploi n’est donc a priori menacé,

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Les tropéziennes et les mini-tropéziennes sont des spécialités de l’entreprise. ©ACT’STUDIO

À propos de Mademoiselle Desserts

Mademoiselle Desserts, leader européen dans le domaine de la pâtisserie surgelée premium, propose à ses clients, depuis plus de 30 ans, une large gamme de produits de qualité, essentiellement à marque de distributeur. Le groupe compte 10 sites de production (6 en France, 3 en Angleterre et 1 aux Pays-Bas) et emploie 1 600 personnes. L’effectif monte désormais à 2 000 personnes avec les 400 salariés de Délices des 7 vallées, qui devient le septième site en France.