Les Six Concertos brandebourgeois de Bach, une chorégraphie d’Anne Teresa De Keersmaeker

Lorsqu’en 1980, Anne Teresa De Keersmaeker travaille à Violin Phase à New York, une seule musique autre que celle de Steve Reich est diffusée dans le studio : les Concertos brandebourgeois de Bach. «Pour moi, confie-t-elle, sa musique porte en elle comme nulle autre le mouvement, la danse, et parvient à associer l’abstraction extrême avec une dimension concrète, physique […]

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© Anne Van Aerschot
© Anne Van Aerschot

Lorsqu’en 1980, Anne Teresa De Keersmaeker travaille à Violin Phase à New York, une seule musique autre que celle de Steve Reich est diffusée dans le studio : les Concertos brandebourgeois de Bach. «Pour moi, confie-t-elle, sa musique porte en elle comme nulle autre le mouvement, la danse, et parvient à associer l’abstraction extrême avec une dimension concrète, physique et même transcendante, peut-être précisément pour cette raison.» Dans ses six concerti grossi, Bach a employé les instruments de l’orchestre baroque dans différentes constellations, souvent audacieuses. De Keersmaeker dispose sur cette trame seize danseurs de différentes générations de Rosas. Comme pour la création Mitten wir im Leben sind/Bach6cellosuiten, la chorégraphe belge aborde la musique comme s’il s’agissait d’une partition pour la danse, incarnant la maestria polyphonique de Bach, au sens littéral du terme. Les concertos seront interprétés en direct par l’ensemble baroque B’Rock, placé sous la direction de la violoniste Amandine Beyer, avec qui Anne Teresa De Keersmaeker a déjà réalisé le spectacle Partita 2.

Représentations les 5, 7, 8 & 9 janvier à 20h, le 6 janvier à 15h au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Renseignements et réservations au 00 32 22 29 12 11 ou sur www.lamonnaie.be