Monstres, une chorégraphie signée DeLaVallet Bidiefono à Villeneuve d’Ascq

Chanteur ayant découvert la danse contemporaine en autodidacte, DeLaVallet Bidiefono n’a pas attendu l’aide des pouvoirs publics de son Congo natal pour bâtir sa carrière de chorégraphe. Mais son ascension n’aurait pas été possible sans l’appui d’une bande de collaborateurs fidèles. Sous-titrée On ne danse pas pour rien, cette pièce pour dix danseurs et quatre […]

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© Christophe Pean

Chanteur ayant découvert la danse contemporaine en autodidacte, DeLaVallet Bidiefono n’a pas attendu l’aide des pouvoirs publics de son Congo natal pour bâtir sa carrière de chorégraphe. Mais son ascension n’aurait pas été possible sans l’appui d’une bande de collaborateurs fidèles. Sous-titrée On ne danse pas pour rien, cette pièce pour dix danseurs et quatre musiciens rend hommage à son groupe et à son parcours mais, comme dans le tragique Au-delà, traduit aussi l’attachement douloureux à sa terre. Dans cette nouvelle création DeLaVallet Bidiefono évoque l’idée même de la construction : construire un lieu donc, mais aussi construire un parcours, une politique, une esthétique, des hommes et des femmes, construire l’espoir enfin avec la danse au centre. Car c’est en réaction à l’absence de développement culturel au Congo que s’est construite la compagnie Baninga à Brazzaville, et c’est à l’écart des «monstres» au pouvoir que l’espace de création Baning’art a vu le jour. Poétique et politique, porteuse de résistance et d’espoir, cette œuvre intense prend corps dans une chorégraphie énergique et fédératrice, rythmée par le son des guitares, des basses et des percussions.

Représentations les 22 et 23 janvier à 20h à la Rose des Vents, boulevard Van Gogh à Villeneuve d’Ascq. Renseignements et réservations au 03 20 61 96 96 ou sur www.larose.fr