EuraTechnologies lance l'incubateur Fintech, Assurtech, Legaltech et Cybersécurité

Le droit du chiffre prend le train de l’innovation

EuraTechnologies a inauguré son nouvel incubateur, mercredi 6 février. Il accueille durant les douze prochains mois, neuf start-up spécialisées dans la finance, l’assurance, le droit et la cybersécurité.

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Raouti Chehih, CEO d'EuraTechnologies (à gauche) et Julien Trucy, directeur du nouvel incubateur, ont inauguré l'organisme le 6 février. © Renaud Waillez

«Ce sont quatre thématiques qui ont de l’avenir», résume Julien Trucy, directeur du nouvel incubateur Fintech, Assurtech, Legaltech et Cybersécurité. EuraTechnologies poursuit sa politique de diversification des secteurs abordés. «C’est un pôle d’intérêt autour de métiers impactés par les nouvelles technologies qui amènent leur lot de difficulté», souligne Raouti Chehih, CEO d’EuraTechnologies. Si ce type de structure n’est pas unique en France, le pôle d’excellence a rajouté la cybersécurité aux trois disciplines. «On ne souhaite pas faire de silo, ils seront à côté de la filière généraliste», poursuit Julien Trucy. Le programme s’ouvre avec neuf start-up, qui bénéficieront pendant un an d’un accompagnement et d’un espace de coworking de 150 m2 et de deux salles de réunion. À l’issue des douze mois, elles pourront ensuite accéder au programme d’accélération Scale, d’une durée de neuf mois, proposé par le pôle. L’objectif est de constituer trois promotions sur l’année, accueillies en janvier, mai et septembre. «Nous souhaitons incuber une vingtaine de projets par an.»

Un premier incubateur privé

Pour la première fois, la couveuse est entièrement financée par des partenaires privés. Ils sont au nombre de dix, et bénéficient d’un contrat d’une durée de trois ans. Parmi eux, le Crédit agricole Nord de France, le Barreau de Lille et Natixis Assurances étaient présents lors de l’inauguration. «Nous avions besoin de compléter l’offre d’accompagnement avec des experts», précise le directeur de l’incubateur. Ainsi, le programme comporte une trentaine d’ateliers, dont vingt seront réalisés avec les partenaires, entre Lille et Paris. Si certaines start-up, à l’image de MoneeZen (voir encadré), proposent des offres concurrentielles aux banques, cela ne doit pas pour autant constituer un frein aux investisseurs, mais plutôt être un levier, insiste Julien Trucy. «Il ne faut pas regarder le train passer en matière d’innovation.»

La première promotion 

  • Cryptr : protocole d’authentification cryptographique léger pour objets connectés, afin de lutter contre le piratage.
  • Fructy : market place pour centraliser les investissements non cotés.
  • Amalia : solution pour simplifier l’accès à l’épargne salariale, destinée aux PME et TPE.
  • Tulip : offre d’assurance à la journée désactivable à tout moment et déclaration des sinistres.
  • MoneeZen : coaching financier et micro-prêt pour limiter les frais bancaires.
  • Serendptech : solution d’identification d’un document d’identité sur smartphone.
  • Yseulis : outil de data-visualisation pour maîtriser les risques de change.
  • AIO : application mobile d’assurance à la demande de biens.
  • Stirrup : solution permettant aux propriétaires de logements vacants de les mettre à disposition de bailleurs sociaux et de défiscaliser les loyers.