A Béthune, Break Poverty va mener une expérimentation pour sortir 1 000 jeunes de la pauvreté

Appel à la responsabilité sociétale des entreprises

La fondation Break Poverty va lancer une expérimentation sur le territoire Béthunois, qui ambitionne de sortir 1 000 jeunes de la pauvreté sur les 3 ans qui viennent. Dans cette optique, elle souhaite mobiliser les entreprises du Béthunois. Ce dispositif s’inscrit dans l’Engagement pour le renouveau du bassin minier (ERBM), consistant à assurer la mutation du Bassin minier et de lui offrir des perspectives d’avenir.

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Denis Metzger veut inciter les entreprises du Béthunois à s’intégrer dans le dispositif.

Le 28 février dernier, Denis Metzger, président de Break Poverty, a présenté le projet ambitieux de lutte contre la pauvreté des jeunes, qui va être déployé à l’échelle de la ville devant le Comité Grand Béthune, instance réunissant les forces vives du territoire. «Nous lançons un défi de poids, qui fixe pour objectif de donner une chance à 1 000 jeunes, âgés de 0 à 25 ans ! Il n’existe pas de territoire sans jeunesse», explique Denis Metzger. Sa Fondation réunit des chefs d’entreprise, elle travaille sur les causes de l’exclusion des jeunes en situation de pauvreté, proposant un éventail de solutions pour les en sortir. Les données statistiques dénombrent pas moins de 2 500 enfants pauvres sur Béthune et ils montrent que 25% des jeunes Béthunois ne possèdent aucun diplôme, ce qui compromet véritablement leur employabilité.

Refuser la fatalité et rompre ce cercle de pauvreté est en quelque sorte le leitmotiv que martèle Denis Metzger. L’action de Break Poverty vise trois cibles : le soutien à la petite enfance, la lutte contre l’échec scolaire et l’accès au premier emploi.

Break Poverty souhaite entraîner dans son sillage le tissu économique local. «On demande aux entreprises du Béthunois d’apporter leur contribution en apportant un appui financier. Ce coup de pouce financier permet d’abonder la dotation d’action territoriale qui permettra d’engager des actions en termes de formation, de mobilité, de soutien scolaire…  Les entreprises peuvent s’intégrer au dispositif en mettant à disposition des  moyens humains. Cette démarche s’inscrit pleinement dans le cadre de la responsabilité sociétale des entreprises», souligne Denis Metzger.

Œuvrer pour l’employabilité

Ainsi,  l’entreprise peut impliquer ses salariés dans cette démarche, via notamment du coaching personnalisé de jeunes, du tutorat… Ces jeunes qui seront formés, remis dans un circuit vertueux, seront les employés de demain.  

Break Poverty va sonder les entreprises béthunoises ou proches de Béthune. La phase de diagnostic a été amorcée en mars.  En avril, les acteurs locaux seront contactés et sollicités. Enfin, en mai, Break Poverty présentera une dizaine de projets aux entreprises qui souhaitent s’investir  et qui devront en sélectionner six.

Le projet de Break Poverty fait partie intégrante du Plan de lutte contre la pauvreté, initié par l’Etat, qui s’est traduit par la création de l’ERBM. Il est envisagé comme un outil de résilience et ses effets seront analysés attentivement au niveau national. Béthune est la seconde ville de France, après Romans-sur-Isère, à bénéficier de cette expérimentation.