Aciérie de Saint-Saulve : le tribunal a choisi British Steel

L’avenir de l’aciérie de Saint-Saulve était des plus incertains depuis les épisodes Asco Industries (d’où le nom Ascoval), puis Altifort (en 2018 et jusqu’en février dernier). Ces reprises – qui se sont révélées infructueuses – étaient la conséquence des restructurations menées par le groupe Vallourec en 2016 et 2017. Le 2 mai, le tribunal de […]

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L’avenir de l’aciérie de Saint-Saulve était des plus incertains depuis les épisodes Asco Industries (d’où le nom Ascoval), puis Altifort (en 2018 et jusqu’en février dernier). Ces reprises – qui se sont révélées infructueuses
– étaient la conséquence des restructurations menées par le groupe Vallourec en 2016 et 2017. Le 2 mai, le tribunal de grande instance de Strasbourg, instance récurrente dans ce dossier, a validé le plan de reprise de British Steel. Ce groupe anglais se présente comme un leader de la sidérurgie, revendique un chiffre d’affaires de 1,6 milliard d’euros, annonce 5 000 salariés dans le monde, et une production de 2,8 millions de tonnes d’acier par an (fil laminé, profilés spéciaux, rails, etc.). La reprise doit être effective au 15 mai et l’aciérie du Valenciennois devrait alors prendre le nom de British Steel Saint-Saulve. L’usine nordiste, réputée pour ses aciers spéciaux, emploie aujourd’hui 270 salariés. Dans un communiqué, son directeur, Cédric Orban, s’est dit soulagé et confiant dans le projet industriel du repreneur. British Steel a été créée il y a trois ans à la suite du rachat de la division européenne des aciers longs (pour le ferroviaire et la construction) de l’indien Tata Steel (dont faisait partie le site d’Hayange en Moselle). Cette acquisition a été réalisée par un fonds d’investissement privé appelé Greybull Capital, créé en 2010 et spécialisé dans les reprises d’entreprises en difficulté.