Eurotunnel

Bain de jouvence pour les navettes

Devant une centaine d’invités, Jacques Gounon, pdg de Getlink et Laurent Bouyer, directeur général de Bombardier Transport (Groupe canadien Bombardier), ont lancé les opérations de rénovation des navettes d’Eurotunnel. Le concessionnaire du tunnel se lance dans un nouveau chantier qui doit durer 7 ans et employer 150 nouvelles personnes sur le site. Compte-rendu.


Au premier plan, Xavier Bertrand, président du Conseil régional, le sous-préfet de Calais Michel Tournaire, Natacha Bouchart, maire de Calais, Jacques Gounon, PDG de Getlink, et Laurent Bouyer, directeur général de Bombardier transport.

Une seconde vie pour les navettes Eurotunnel. Après 25 ans de bons et loyaux services, les navettes construites par Bombardier vont connaître une rénovation complète. Baptisé «Mi-vie», le programme de rénovation concerne les neuf navettes «Pax», longues de 800 mètres et conçues dans les années 90 par Bombardier. En un quart de siècle d’exploitation, «ces rames ont assuré 300 A/R par mois et ont permis à 236 millions de personnes» de traverser le Channel selon Getlink. «Nous avons neuf navettes qui peuvent contenir jusqu’à 200 véhicules, soit plus de 1 000 personnes l’été. Nous allons moderniser les navettes pour qu’elles soient plus fiables, dotées de toutes les technologies d’aujourd’hui, qu’elles soient mieux réfrigérées pour lutter contre le réchauffement climatique. Ça demande beaucoup d’intelligence, beaucoup d’ingénierie, beaucoup de savoir-faire et de doigté.» Il y aura donc (a minima) le wifi, une meilleure climatisation, de nouveaux éclairages… De nouveaux habitacles en somme.
Plus qu’un détail, les travaux devront être effectués alors que les neuf navettes seront en exploitation. Elles seront tour à tour sorties de l’exploitation un minimum de temps avant de repartir sur le terrain. On en déduit qu’il y aura une certaine saisonnalité dans les travaux au regard des pics d’activité que connaît le tunnel.

150 emplois créés

Jacques Gounon veut profiter de ce chantier pour gagner en productivité et «diviser le temps de maintenance par deux» a-t-il déclaré sur place, sur les quais. Sur le volet de l’emploi, ce sont 150 personnes qui seront amenées à travailler sur le site d’Eurotunnel et une trentaine chez l’industriel canadien. Ces recrutements iront de pair avec un volet formation financé par le Conseil régional et Pôle emploi (notamment des contrats en alternance). Ces postes pourront être conduits à s’internaliser dans le groupe si le trafic continue d’augmenter. «Ces emplois sont non délocalisables», souligne Xavier Bertrand, président de la Région.