Restauration en entreprise

Dejbox, une cantine digitale au service des salariés

Depuis sa création en 2015 dans les locaux d’EuraTechnologies, Dejbox poursuit son développement à grande vitesse à Lille, Paris, Lyon et Bordeaux. La cantine digitale est spécialisée dans la préparation et la livraison de repas dans les entreprises en périphérie urbaine.

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Adrien Verhack (à gauche) et Vincent Dupied, cofondateurs de Dejbox.

«On est partis de l’idée qu’il y avait trop peu d’offres de restauration en périphérie pour les entreprises», introduit Adrien Verhack, cofondateur de Dejbox. Vincent Dupied et lui se sont rencontrés sur les bancs de la fac de droit. «J’ai continué mes études à la Sorbonne, à Paris, tandis que Vincent s’est dirigé vers du commerce.» Les deux fondateurs se retrouvent en 2014, à EuraTechnologies, autour du projet Dejbox, une cantine digitale pour répondre aux besoins des salariés en périphérie. Le concept est simple : les collaborateurs prennent leur commande sur le site internet et se font livrer gratuitement sur leur lieu de travail. «On fait des fiches recettes, les plats sont ensuite réalisés par des traiteurs partenaires.» La start-up compte quatre traiteurs en France, dont un à Lille. Chacun dispose d’un cahier des charges précis qui privilégie les produits locaux. En complément du menu, régulièrement renouvelé, un produit d’un artisan local est ajouté à la carte. «Nous proposons chaque jour une offre différente. Nous travaillons avec une dizaine d’artisans par ville.» Les livraisons sont ensuite réalisées au moyen d’une flotte de 30 camions réfrigérés. Les deux cofondateurs ont fait le pari de travailler en amont sur la logistique des tournées pour réduire le coût du transport. A Lille, Dejbox emploie une soixantaine de personnes en CDI. «On recrute continuellement des préparateurs-livreurs. Notre objectif est de leur offrir une perspective de carrière.» L’entreprise emploie 200 personnes au total sur le territoire français.

Une offre dédiée aux employés

«Notre modèle s’adresse d’abord aux salariés», insiste Adrien Verhack. Si le modèle fonctionne dans une société, la start-up propose ensuite une prise de participation de l’entreprise dans la prise en charge du repas, en alternative au ticket restaurant. «On utilise peu les tickets en périphérie, faute d’offres de restauration.» Dejbox dénombre ainsi une cinquantaine d’entreprises sous contrat à Lille. «Parfois des sociétés viennent directement nous demander ce service.» L’entreprise a établi son chiffre d’affaires à 10 millions d’euros en trois ans d’existence et prévoit de le doubler pour l’année suivante. Après s’être installée dans la zone industrielle de la Pilaterie en 2015, sur 1 000 m2, elle a ouvert un second entrepôt de 500 m2 dans le CRT de Lesquin. Des agrandissements nécessaires face au nombre croissant de clients mais aussi à l’élargissement de la zone couverte. «Nous sommes déjà présents à Valenciennes, Arras et Dunkerque. Nous allons démarrer les livraisons à Douai.» D’autre part, la société devrait prochainement s’implanter à Grenoble et Nantes, afin de poursuivre sa croissance.