Future plateforme électrique multi-usage en mer

La start-up Géodunes lauréate de l’appel à projets

La start-up dunkerquoise Geodunes a remporté l’appel à projets lancé conjointement par la Communauté urbaine de Dunkerque et RTE pour offrir un usage complémentaire à la future plateforme électrique maritime du parc éolien-off qui doit voir le jour au large de Dunkerque.

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Le start-uper Dunkerquois Adrien Cartier (au micro) a reçu le Grand Prix RTE-CUD pour son projet «Géocéan».

À l’occasion des Assises européennes de la transition énergétique qui se tenaient à Dunkerque en janvier dernier, un appel à projets pour de possibles autres usages de la plateforme électrique en mer du futur champ éolien off-shore au large de Dunkerque avait été lancé par la CUD (communauté urbaine de Dunkerque) et RTE (Réseau de transport de l’électricité). Cet appel à projets, premier du genre en Europe et imaginé un peu comme un défi à relever, a été particulièrement entendu, à la plus grande surprise de ses organisateurs qui n’imaginaient pas pareil succès. En effet, pas moins de 65 dossiers «entreprises» et 167 dossiers «étudiants», venus de plus de 40 pays, ont été rendus en l’espace de trois mois.

Cinq lauréats

Lors du salon international Seanergy, les noms des cinq lauréats ont été dévoilés. Le Grand Prix RTE-CUD a été remis à la start-up dunkerquoise Géodunes, créée par Adrien Cartier, dont le projet «Géocéan» a convaincu le jury. Géocéan se propose, grâce à la pose de capteurs de monitoring du milieu marin sur la plateforme électrique, de mesurer en temps réel les courants marins et la houle afin de prévoir les risques de submersion. Un projet qui s’inscrit complètement dans la problématique du changement climatique et l’adaptation du territoire dunkerquois à ce changement, et qui plus est «solide, étayé, pertinent, bien ancré dans son territoire et qui offre des potentialités de développement ultérieures», a apprécié le jury. Ce projet se voit doté de 20 000 € et d’une incubation à Dunkerque pour aider à sa concrétisation. Quatre autres lauréats ont été récompensés. Le prix RTE du Meilleur Projet non numérique a ainsi été décerné aux entreprises françaises Sofresid, PersEE et McPhy pour leur projet «Hybsea», qui consiste à développer un prototype pour la production d’hydrogène vert en s’appuyant sur la plateforme électrique en mer. Ces trois entreprises se voient récompensées par une étude de faisabilité du projet financée par RTE. Enfin, l’entreprise de Villeneuve-d’Ascq Point Triiiple a reçu un prix spécial «Art et Energie» pour un projet très original et complètement hors cadre : «Ventalion». Celui-ci ambitionne de transformer des données physiques du vent enregistrées sur la plateforme en mer en une symphonie musicale qui serait diffusée en un lieu à définir à Dunkerque. Par ailleurs, deux étudiants de l’école d’ingénieurs ISEP à Paris, Timothé Bonnel et Thomas Gheorghin, ont vu leur projet «Cleanwhale» de collecte de déchets par drones sous-marins remarqué. De même que deux étudiants de l’ESME Sudria, Geoffrey Le Grin et Louis Stephan, pour leur projet d’algoculture pour une production d’algues à usage alimentaire et pharmaceutique.