Après être sorti d’une forte zone de turbulences

Technifrance poursuit son développement à l’externe et recrute

Implanté à Téteghem depuis la fin des années 1980, Technifrance vient de reprendre un bureau d’études à Sars-et-Rosières et de créer une nouvelle entité à Valenciennes en partenariat avec deux autres entreprises. Des recrutements accompagnent cette belle croissance.

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Le bureau d’études Technifrance a été créé en 1986 par 28 anciens salariés de l’entreprise de construction navale Les Chantiers de France. D’abord spécialisé dans les dossiers d’ingénierie marine, Technifrance se diversifie rapidement dans les secteurs de l’industrie et du ferroviaire. Tout se complique cependant en 2004 quand le bureau d’études se trouve brutalement confronté à un impayé portant sur l’un de ses plus gros contrats. En quelques mois, l’entreprise est contrainte de déposer le bilan et d’être placée sous administrateur judiciaire. «En 2006, nous avons obtenu un plan de continuation avec étalement des dettes sur dix ans. C’est une situation compliquée car l’entreprise est marquée au fer rouge par les organismes financeurs. Il est donc extrêmement difficile d’investir», résume son dirigeant, Fabrice Van Inghelandt. L’entreprise revoit alors son effectif à la baisse. En 2009, elle décide aussi d’étendre ses activités aux projets dans leur globalité, depuis l’ingénierie jusqu’à la mise en service de l’équipement.

Le rebond 

En 2016, Technifrance sort de la zone de turbulences. Très vite, l’entreprise, qui a anticipé la sortie du plan de continuation en se réorganisant commercialement, se développe, notamment sur la gestion de projet d’ingénierie clés en main, ce qui lui permet de répondre, en plus, à des projets de R&D. En 2018, elle rachète les parts d’une société d’ingénierie basée à Sars-et Rosières, qui devient une filiale. «Nous avons fait ce choix car il y avait une synergie commerciale importante et une complémentarité entre nos activités. Le rachat de Technitext nous permet de répondre à d’autres marchés avec un spectre de métiers plus large», ajoute le dirigeant. Aujourd’hui, Technifrance, c’est un site principal à Téteghem, une agence à Valenciennes, une filiale à Sars-et-Rosières, 95 salariés et des compétences reconnues dans la mécanique, la construction métallique, la chaudronnerie, la tuyauterie, l’électricité et l’automatisme, pour des secteurs aussi divers que le ferroviaire, le naval, le fluvial, la sidérurgie, l’agroalimentaire, la chimie ou encore l’automobile. C’est aussi, depuis 18 mois, une nouvelle entité,  Integral industries, créée à Valenciennes avec deux autres PME de Bruay-sur-Escaut et Ligny-en-Cambrésis, afin de pouvoir répondre à de plus gros marchés et rester ainsi sous-traitants de rang 1 vis-à-vis des donneurs d’ordres. Pour accompagner son développement et pallier les départs naturels, Technifrance, mais aussi Integral industies cherchent à recruter des techniciens et des ingénieurs de niveau bac + 2 et bac +5. Plus d’une dizaine de postes sont à pourvoir pour lesquels l’entreprise a du mal à recruter, notamment des personnes avec une expérience professionnelle significative.

 

Fabrice Van Inghelandt (à gauche), dirigeant de Technifrance, et Guy Mazurek, ancien dirigeant de Technitext et désormais directeur commercial du groupe Technifrance.