Macbeth Underworld de Pascal Dusapin à la Monnaie

Quatre ans après son terrifiant Penthesilea à la Monnaie, le compositeur Pascal Dusapin ouvre la nouvelle saison de l’institution bruxelloise avec Macbeth Underworld inspiré du Macbeth de William Shakespeare. Thomas Jolly, familier du répertoire shakespearien, signe la mise en scène tandis qu’Alain Altinoglu dirigera l’Orchestre symphonique de la Monnaie. L’interprétation voulue par Pascal Dusapin de […]

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Georg Nigl dans le rôle-titre de cette création mondiale. © Baus

Quatre ans après son terrifiant Penthesilea à la Monnaie, le compositeur Pascal Dusapin ouvre la nouvelle saison de l’institution bruxelloise avec Macbeth Underworld inspiré du Macbeth de William Shakespeare. Thomas Jolly, familier du répertoire shakespearien, signe la mise en scène tandis qu’Alain Altinoglu dirigera l’Orchestre symphonique de la Monnaie.

L’interprétation voulue par Pascal Dusapin de la tragédie la plus courte de William Shakespeare s’affirme à la fois comme une question et une métaphore de la réalité. Le compositeur se concentre donc plus particulièrement sur la dimension surnaturelle de la pièce, cristallisée par l’image des trois sorcières énigmatiques qui influencent le destin des Macbeth. Le couple maudit est plongé dans un monde où règnent la confusion, le sang et la peur.

La rédaction du livret est confiée à Frédéric Boyer, écrivain et traducteur français familiarisé avec le canon shakespearien en particulier. Écrit en étroite collaboration avec Pascal Dusapin, le drame, interprété en anglais, se resserre autour des époux et de leurs obsessions. Ce texte, à la fois poème et exégèse du Macbeth originel, devient une histoire d’amour avec des protagonistes hantés par leur propre sauvagerie. L’Underworld du titre représente l’idée d’un cauchemar dans lequel le passé envahit le présent, un monde parallèle, étrange et terrible également au centre de la mise en scène. Celle-ci a été confiée à Thomas Jolly, comédien et metteur en scène rompu à l’œuvre de Shakespeare puisqu’il a déjà mise en scène l’imposant cycle Henri VI présenté au festival d’Avignon puis Richard III.

Après ses performances inoubliables à la Monnaie dans Jakob Lenz, le public retrouvera Georg Nigl dans le rôle-titre de cette création mondiale. La partition, à la richesse vocale et orchestrale impressionnante, s’éloigne de la caractérisation habituelle du personnage de Lady Macbeth jusqu’à la rendre presque monteverdienne, un rôle complexe assumé par la mezzo-soprano tchèque Magdalena Kožená.

Représentations les 20, 24 et 26 septembre, les 1er, 3 & 5 octobre à 20h, les 22 & 29 septembre à 15h au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Renseignements et réservations au 00 32 22 29 12 11 ou sur www.lamonnaie.be