Filière portuaire Hauts-de-France

Norlink Ports crée sa fédération

Sobrement appelée Norlink, la fédération, qui découle de Norlink Ports, veut rassembler tous les acteurs économiques qui alimentent les ports de la région, pour répondre aux nouveaux défis du transport multimodal.

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Le port de l’Escaut, 4e plus gros port intérieur de France. (Photo G. Bredel)

Près de quatre ans après sa création, l’entité Norlink Ports – qui réunit les 24 ports des Hauts-de-France – souhaite devenir une fédération. Selon Bruno Fontaine, président de Norlink Ports depuis deux ans, l’idée est de créer un écosystème pour faciliter la logistique entre les aménagements et «économiser les transports, pour des motifs aussi économiques qu’environnementaux». La collaboration s’étendra alors aux acteurs impliqués dans plus de 96% des flux multimodaux de la région, c’est-à-dire les entreprises, mais aussi les collectivités et les gestionnaires d’infrastructures.

Et l’intention rassemble : «À notre première réunion annuelle, en 2017, Norlink Ports ne rassemblait que des institutionnels. Aujourd’hui, quelque 360 entreprises se déplacent pour entendre notre bilan», démontre Bruno Fontaine.

Un partenariat avec Anvers

Car les acteurs économiques de la région ont conscience d’être à l’aube d’un «nouveau monde». «Nous sommes obligés de réfléchir ensemble à un nouveau mode de fonctionnement. La saturation routière va nous y obliger, c’est ce qu’il s’est déjà passé en Belgique ou en Hollande», explique le président de Norlink Ports. Pour passer ce cap, la nouvelle fédération compte consulter des experts, mais aussi organiser des visites de ports étrangers plus perfectionnés en matière de décarbonisation ou de digitalisation. Parmi eux, celui d’Anvers, avec lequel un partenariat «non commercial» sera bientôt signé, ou encore celui de Rotterdam. «Nous voulons voir les inconvénients et les avantages des autres ports. Il y a une certaine solidarité entre les structures des différents pays, car nous sommes tous pro-européens. Nous sommes tous soumis aux mêmes contraintes», témoigne Bruno Fontaine.

 

Le canal Seine-Nord Europe toujours au milieu des réjouissances

Le démarrage des travaux du canal Seine-Nord a été repoussé à 2021 pour une mise en service en 2028. Malgré ce délai, le projet continue d’être source d’exultation pour les acteurs portuaires de la région. Philippe Hourdain, président de la CCI de région, le confirme : «Ce canal, qui traversera et la Picardie et le Nord – Pas-de-Calais, est le projet qu’il manquait pour souder l’image des Hauts-de-France.» Norlink Ports informe que l’infrastructure devrait générer 25 000 emplois à terme.