H2O at home

Du durable made in France

Plutôt discrète sur son développement, H2O at Home n’en est pas moins une entreprise d’une centaine de salariés qui affiche un chiffre d’affaires de 64 M€, majoritairement réalisé par vente directe. Son marché ? Des produits d’entretien écologiques, à utiliser uniquement avec de l’eau.

L'ensemble des commandes partent d'Hallennes-lez-Haubourdin. Crédit photo H2O at Home.

Créée dans la ferme familiale de Givenchy-lès-la-Bassée par Guillaume Leymonerie, H2O at Home est aujourd’hui installée à Hallennes-lez-Haubourdin dans un établissement résolument écologique. Une continuité du secteur d’activité de l’entreprise puisque H2O at Home – via deux marques : H2O at Home pour les particuliers et Decitex pour les professionnels – développe une ligne de produits d’entretien écologiques, une ligne de parfums d’intérieur naturels et une ligne de cosmétiques bio, le tout par vente directe. Présente en France et en Belgique avec un réseau de 4 000 conseillères, dont 375 en Hauts-de-France, H2O at Home l’est aussi aux États-Unis avec plus de 1 200 conseillères. «Nous utilisons la microfibre, un produit phare pour nettoyer à l’eau sans détergent grâce à ses propriétés hydrofuges et lipophiles (qui retient les matières grasses, ndlr)», explique Élodie Alves, directrice marketing et communication. Dès 2004, la cosmétique est venue élargir la gamme. Aujourd’hui, près de 370 références jalonnent les pages du catalogue, dont un tiers dédiées à la cosmétique, élaborée avec un laboratoire partenaire à Nancy ; 90% des produits proviennent de France et d’Europe.

800 000 adeptes en France

Si à la création de l’entreprise, ce marché était plutôt novateur, aujourd’hui les consommateurs sont en constante recherche de produits sains et écologiques. «Il faut répondre à de nombreuses exigences et les consommateurs sont en quête de liens. Mais nous ne faisons pas du green depuis trois jours ! Nos conseillères sont vraiment là pour apporter du conseil sur des produits techniques, qui, s’ils sont mal entretenus, n’ont pas toute leur utilité», explique Bruno Ritorto, directeur général France-Belgique. Certes, la microfibre est un dérivé du pétrole, mais sa production est moins gourmande en eau que le coton et H2O at Home travaille aussi au recyclage de cette fibre. «Nous touchons chaque année 800 000 clients en France et en Belgique et près d’un million aux États-Unis», poursuit-il. Et 30 à 40% du chiffre d’affaires sont réalisés à l’export. L’entreprise reste sur une ligne de conduite stricte : pas plus de 10% du chiffre d’affaires est réalisé sur Internet, et si quelques produits sont vendus par ce canal, le click and collect a lieu chez une conseillère. Prochain challenge pour l’entreprise : acquérir des terres agricoles pour développer l’aromathérapie. L’an prochain, H2O at Home prévoit également de créer une école de formation dans le Sud de la France, à destination de ses conseillères. En cinq ans, l’entreprise a vu son chiffre d’affaires évoluer de 125%, avec un objectif fixé à 200 M€ d’ici cinq à huit ans.