Pôle numérique de l’Agglo de Maubeuge

In’Tech s’installe à la rentrée prochaine

Cette école se présente comme une «école supérieure d’ingénierie informatique» et se veut bien connectée au monde de l’entreprise par le biais d’une «pédagogie de projets». Les études en cinq ans aboutissent à deux «titres d’experts».

L’immeuble dans lequel se trouve le Pôle Numérique. Il doit accueillir In’Tech à la prochaine rentrée, en septembre 2020. Au rez-de-chaussée, c’est Pôle Emploi. Le bâtiment est à côté de la gare.

À la rentrée de septembre 2020, In’Tech doit ouvrir un nouveau campus à Maubeuge, dans les locaux du Pôle numérique de l’Agglomération Maubeuge Val de Sambre, proches de la gare de Maubeuge. L’école y proposera deux spécialités : «systèmes et réseaux» et «ingénierie du logiciel». Les études en cinq ans (master 2) et dix semestres aboutissent à deux «titres d’experts» reconnus par le ministère du Travail et figurant au Répertoire national des certifications professionnelles. L’étape du bachelor (bac +3) est prévue dans ces études.

Avec ou sans le bac

Myriam Talavera, directrice de la communication et des admissions d’In’Tech Sud, précise que la première école a été créée en 2002 à Ivry, cofondée par son mari Jean-Michel Talavera, ingénieur de formation et président d’In’Tech Sud. Avec le site de Maubeuge, l’école comptera neuf campus en France, la majorité dans la moitié sud. Son statut est associatif, tout comme le groupe ESIEA dont elle fait partie et dont l’histoire remonte à 1958.

Elle explique que l’idée de départ était de mettre en place une école pragmatique, «non élitiste» et «ouverte», que les jeunes aient le bac ou non. Le recrutement (dossier de candidature et tests d’aptitudes), dit-elle, met aussi plus l’accent sur la motivation que sur le diplôme.

Pédagogie par projets

Concernant la pédagogie mise en œuvre, Myriam Talavera insiste sur le principe de la pédagogie de projets (60% du temps). Les étudiants doivent participer à deux projets par semestre. Les employeurs repérés par l’école sont invités à partager de «vrais besoins» dans le domaine de l’informatique avec des étudiants travaillant en petits groupes. Ces employeurs peuvent être divers : entreprises, associations, hôpitaux, collectivités… Des conventions tripartites sont alors signées.

Chaque étudiant doit donc, souligne-t-elle, accepter très vite la confrontation avec le monde de l’entreprise et apprendre un métier ainsi qu’un «savoir-être».

Les promotions comptent 25 à 30 jeunes, pas plus, avec un encadrant pour sept étudiants.

Coût et taux de réussite

In’Tech est une école privée. Les frais de scolarité sont de l’ordre de 9 000 euros par an. Myriam Talavera explique toutefois que les temps de salariat en alternance (apprentissage, professionnalisation), prévus pendant les deux dernières années d’études, doivent permettre de couvrir ces frais. Elle ajoute que la situation des étudiants peut varier, selon qu’ils soient boursiers, soutenus par leurs parents ou souscripteurs d’une formule de prêt auprès d’une banque. Elle assure, en outre, qu’à la sortie les taux de CDI sont majoritaires et que les liens tissés avec les entreprises au travers des projets permettent d’éviter le chômage.

Pour se faire connaître, l’école prévoit notamment une porte ouverte le 25 janvier à Maubeuge.