Scierie de Renty : le développement durable au service de la réinsertion professionnelle

Les élus de la Communauté d’Agglomération du Pays de Saint-Omer ont inauguré récemment la scierie de Renty qui succède à la scierie Dufrenne, fermée en 2013. Ce sont les bénéficiaires du dispositif d’aide à la réinsertion de l’association MAHRA-Le Toit qui travaillent désormais le bois, afin d’en faire des plaquettes pour entretenir des chaudières collectives […]

Les élus de la CAPSO lors de l'inauguration de la scierie.

Les élus de la Communauté d’Agglomération du Pays de Saint-Omer ont inauguré récemment la scierie de Renty qui succède à la scierie Dufrenne, fermée en 2013. Ce sont les bénéficiaires du dispositif d’aide à la réinsertion de l’association MAHRA-Le Toit qui travaillent désormais le bois, afin d’en faire des plaquettes pour entretenir des chaudières collectives installées dans l’agglomération.

Les objectifs de cette scierie sont multiples : favoriser les circuits courts, redistribuer le produit transformé dans le territoire et développer la réinsertion professionnelle. En 2015, la mairie de Renty a créé en collaboration avec la Communauté d’Agglomération du Pays de Saint-Omer un dossier pour répondre à une demande du ministère de la transition écologique. La thématique sur les «territoires à énergies positives» permettait d’obtenir des subventions dans le cadre de projet lié au développement durable. Le dossier de la scierie de Renty a ainsi été élaboré, favorisant les circuits courts et la réinsertion professionnelle, et le projet a obtenu de la part du ministère de la Transition écologique de l’époque une subvention de 304 000 euros sur les 380 000 euros que l’État devait distribuer. Ce qui représente 80% du budget total de la scierie.

Les travaux de la scierie de Renty ne sont pas exorbitants puisque cette scierie était déjà existante. Elle a fermé en 2013 suite à la mort de son gérant et la CAPSO a racheté le terrain

pour 120 000 euros afin de le réhabiliter. Elle a participé à hauteur de 20% du prix des travaux restants. Des financeurs privés comme RTE ou la Caisse d’Epargne ont participé au projet. Les travaux s’élevaient à 400 000 euros dont 220 000 euros pour les machines. Aujourd’hui, la CAPSO est propriétaire du terrain et le loue. Les acteurs principaux – la MAHRA-Le toit et la SCIC Energie Citoyenne -, privilégient toujours les circuits courts, s’approvisionnant en bois dans la région et le redistribuant dans un rayon de 20 km autour de la scierie. Dix-huit à vingt-cinq personnes sont en réinsertion professionnelle au sein de l’établissement.