Le groupe CETS en plein développement

Vers une filière du traitement de surface dans les Hauts-de-France

À partir de Prometa, une entreprise de peinture industrielle en difficulté reprise en 2009, Frédéric Flajolet a construit tout un groupe spécialisé dans le traitement de surface qui emploie désormais 182 salariés pour un chiffre d’affaires de 24 millions d’euros.

1,5 million de chiffre d’affaires, 17 salariés et de grosses difficultés financières. Voilà l’état de Prometa, une entreprise dunkerquoise spécialisée dans la peinture industrielle, et pour le bâtiment, quand Frédéric Flajolet, à l’époque cadre dirigeant, décide de la reprendre en 2009. «C’était un gros défi parce que tout était à refaire, commente-il. Il a d’abord fallu réaliser de gros travaux et investir dans du nouveau matériel pour donner à l’entreprise les moyens de retrouver la confiance de ses clients historiques et aller en chercher de nouveaux. Il y avait du boulot. Ce ne sera pas une grande surprise pour vous si je vous dis que j’ai mis plusieurs années à remonter la pente

Dès la reprise, le dirigeant a toutefois en tête le projet de développer son entreprise pour proposer, au-delà de la seule peinture, le plus de réponses possibles à la problématique du traitement de surface en général. «Parce que c’est ce que veulent désormais les donneurs d’ordre : n’avoir qu’un seul interlocuteur. Et parce que multiplier la gamme de services, à la fois sur site et en atelier, offre des marges plus conséquentes», précise Frédéric Flajolet. Démarre alors pour Prometa, désormais chapeautée par la holding CETS, une belle croissance externe qui l’a conduite, entre 2011 et 2019, à créer ou à racheter une petite dizaine d’entreprises situées autour de Dunkerque, Lille, Valenciennes et Le Havre. «Avec ses différentes entités, le groupe CETS peut désormais répondre à toutes les problématiques de peinture, traitement anticorrosion, thermolaquage et autres revêtements techniques à la fois pour l’industrie, le bâtiment et le nucléaire sur l’ensemble du Nord – Pas-de-Calais et jusqu’en Seine-Maritime, se félicite Frédéric Flajolet. Nous sommes 182 collaborateurs dans le groupe dont le chiffre d’affaires devrait avoisiner les 24 millions d’euros cette année.»

Cette success story conduit le dirigeant à voir encore plus loin désormais. Il souhaite en effet fédérer une véritable filière du traitement de surface sur l’ensemble des Hauts-de-France afin que les entreprises, nombreuses dans ce secteur d’activité, puissent répondre ensemble à de plus gros marchés en France, voire à l’étranger. «Parce que nous sommes d’abord un métier de spécialistes et qu’il est impossible pour une entreprise ou un groupe de proposer l’ensemble des services du traitement de surface. La communauté urbaine de Dunkerque m’aide financièrement à structurer cette filière qui en est encore à ses débuts mais qui a reçu un écho très favorable de la part de mes confrères. À terme, l’idée est qu’elle puisse devenir autonome et nous apporter du business», conclut Frédéric Flajolet.