À Boulogne-sur-mer, une boutique éphémère pour les fêtes

C’est l’une des rues les plus commerçantes de Boulogne-sur-Mer. Dans ce local commercial à large vitrine et espace conséquent tout en longueur ont pris place le 3 décembre dernier une demi-douzaine d’artisans producteurs de tailles diverses, tous versés dans l’agroalimentaire de qualité : autour des Jardins de l’Océan, spécialisés dans les poissons fumés et l’épicerie […]

« Divers produits proposés à la boutique éphémère boulonnaise Les jardins blancs ». Crédits: MR Aletheia PRess

C’est l’une des rues les plus commerçantes de Boulogne-sur-Mer. Dans ce local commercial à large vitrine et espace conséquent tout en longueur ont pris place le 3 décembre dernier une demi-douzaine d’artisans producteurs de tailles diverses, tous versés dans l’agroalimentaire de qualité : autour des Jardins de l’Océan, spécialisés dans les poissons fumés et l’épicerie fine au Portel, il y a là Sophie Farrugia et ses biscuits artisanaux de Wimereux, réussite commerciale éprouvée depuis quelques années ; la ferme hélicole du Choquel et les fameux Trésors du Puits du Saert à Saint-Martin, le caviste boulonnais Le Chais, ou encore, Le Petit monde CE ChRI qui fait dans les sculptures de papier et autres objets de décoration pour les fêtes. Touche orientale mais bien boulonnaise, la présence du traiteur Laziz, qui régale de ses recettes libanaises.

Si l’idée d’une boutique éphémère n’est pas nouvelle, celle-ci s’articule, entre autres, autour de la diligence de Frédéric Beauvir, dirigeant des Jardins de l’Océan. Créé en 2016, l’établissement emploie aujourd’hui 45 personnes. Un second ateliers de fabrication doit ouvrir en janvier prochain occasionnant entre 10 et 15 nouvelles embauches à Capécure. Toutes les enseignes vendent sur les marchés et se côtoient depuis des lustres. «C’est un regroupement d’individus, chacun avec son espace qu’on loue ensemble», explique le dirigeant. Chez la société d’économie mixte de l’agglomération boulonnaise dédiée à l’urbanisme, propriétaire des lieux, les travaux de réhabilitation de ces 200 m² ont suivi le départ d’Eram qui s’est installé quelques mètres plus loin. «Le tarif est attractif », commente Frédéric Beauvir. Sur place, l’accent est mis sur la qualité, l’innovation (le foie gras allié au saumon notamment), et la sûreté des produits : «On est dans une ambiance de fêtes ; il y aura des surprises, des chefs qui viendront, de la musique…», aguiche encore le quinquagénaire.

In fine, c’est l’ambiance marché qui cherche à se reconstituer avec la proximité entre consommateurs et producteurs (tous les produits sont Made in Hauts-de-France), le rétablissement du lien de confiance et la valorisation de l’économie locale par ses propres habitants. L’éphémère se referme le 5 janvier prochain. Pour rouvrir plus tard en basse-ville.