À Saint-Omer, de nouvelles destinations pour les conteneurs

Bonne pioche pour HDF containers

Des cargos aux jardins et autres extensions, le conteneur peut s’adapter à des usages aussi variés qu’insolites… Rencontre avec François Degron, un des acteurs de cette nouvelle filière de transformation. 

« Stéphane, Degron valorise les contenairs via de nouveaux usages ».

Création

L’idée n’est pas nouvelle, mais la réutilisation des conteneurs, ces caisses métalliques destinées initialement au transport de marchandises, s’avère être un secteur prometteur. «C’est la seconde vie du conteneur. Débarras dont on a besoin au fond du jardin, espace bureau, extension d’habitation, garage, studio, chambre froide, cuisine d’été, box pour cheval, abribus ou encore sauna, on peut tout imaginer. Même un tunnel de boîtes pour la protection d’un chantier… C’est du plug and play», égrène François Degron, créateur en mars dernier de Hauts-de-France containers qui travaille avec divers fournisseurs. «C’est un marché encore peu structuré, avec de nombreux sous-traitants. Un groupement s’est formé récemment et réunit les acteurs de cette nouvelle filière.» Ayant eu besoin de stockage et donc d’un conteneur, cet Audomarois, ex-cadre dans l’aéronautique et l’automobile, s’est intéressé au modèle de son fournisseur et a décidé de se lancer.

Des grands ports aux espaces ruraux et urbains

L’approvisionnement se fait, logiquement, dans les grands ports : Le Havre, Rotterdam, Anvers, Hambourg… «J’achète à Dunkerque, Fos ou ailleurs mes boîtes pour des clients en B to B qui ont des besoins de stockage, comme des agriculteurs, des collectivités, quelques particuliers…» Le groupe de travaux publics Ramery a besoin de stocker ses archives ? François Degron imagine et fournit la solution. Il s’entoure pour ce faire d’un réseau de fournisseurs très spécialisés : «On ne fait pas un sauna comme on fait un boîte à archives ou un box de billetterie !»  Son rôle consiste à être l’ensemblier qui prend les commandes et livre des boîtes «customisées». Neuf mois après son lancement, il a vendu plus de 120 conteneurs et loue des locaux à la Station à Saint-Omer. François Degron prévoit deux embauches : un administratif et un commercial. Aujourd’hui, les prix varient de 3 000 à 15 000 euros selon leur équipement.