Zone de l’Ermitage 2 à Lambres-lez-Douai

Renault prépare la logistique de ses futurs modèles électriques

Le 29 novembre, sur la zone de l’Ermitage 2 à Lambres-lez-Douai, la première pierre du futur bâtiment logistique de l’usine Georges Besse de Douai a symboliquement été posée par le directeur de l’usine Renault, le directeur du développement de Goodman France et le maire de Lambres-lez-Douai.

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La zone d'activité de Lambres-lez-Douai est en plein développement.
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Lors de la visite du chantier, Rodolphe Delaunay s’est montré particulièrement intéressé par les spécificités de cette construction et son mode de chauffage.

L’usine douaisienne Georges Besse du groupe Renault a longtemps été en tête des usines du groupe avec la production du Scenic, qui fut un temps, le roi des monospaces. La concurrence de plus en plus rude depuis quelques années a logiquement eu pour conséquence une baisse des ventes et donc de la production de ce modèle star de la marque au losange. 

D’importants investissements ont permis de moderniser l’usine, qui produit en plus de la gamme Scenic les modèles haut de gamme Espace et Talisman. Reste que depuis quelques mois les ventes sont à nouveau en baisse, les consommateurs recherchant des modèles moins chers et plus efficients. 

Les ventes de véhicules hauts de gamme, spécialité de l’usine Georges Besse, n’ont représenté que 5% de la production totale de la marque. «En 2019, nous sommes passés sous la barre des 100 000 véhicules fabriqués à Douai. Nous sommes loin des 400 000 exemplaires des Scenic produits annuellement au début des années 2000», explique Rodolphe Delaunay, directeur de l’usine Renault-Douai.

 « L’industrie automobile est un secteur clé pour Goodman dans le monde entier, nous sommes ravis que notre premier client en France soit Renault« 

Fort heureusement, la marque croit au développement de l’électrique et a souhaité préparer l’usine de Douai à produire, en plus des modèles 100% thermiques, deux modèles zéro émissions. Le directeur du site espère pouvoir enrayer le phénomène avec les phases 2 de l’Espace 5, de la Talisman et du Scenic. 

En attendant, les 3 000 salariés seront mis au chômage technique, l’usine fermera ses portes pendant un mois jusqu’au 20 janvier 2020.

D.R.
Rodolphe Delaunay, directeur de l’usine Renault de Douai (à gauche), Benoît Chappey, directeur du développement de Goodman France, et Martial Vandewoestyne, maire de Lambres-lez-Douai, ont symboliquement posé la première brique de la plateforme logistique qui accueillera, dès septembre 2020, les pièces des futurs véhicules électriques.

Logistique

Pour préparer l’arrivée de ces deux nouveaux modèles, l’usine a en effet besoin d’être transformée. Le groupe Renault a également d’avoir des capacités de stockage de pièces supplémentaires. «Nous avons d’ores et déjà commencé la modification de l’usine. Alors qu’aujourd’hui, les chaînes d’assemblage sont réparties sur deux niveaux, à terme, elles seront installées au rez-de-chaussée. L’étage de l’usine sera réaménagé et permettra d’assembler les éléments des véhicules électriques», explique Rodolphe Delaunay.

Les pièces nécessaires à l’assemblage de ces nouveaux véhicules électriques seront stockées à quelques centaines de mètres de l’usine, dans la nouvelle plateforme logistique de 25 000 m². C’est Goodman, expert mondial dans l’immobilier logistique (déjà bien connu dans le Douaisis pour la construction des entrepôts Amazon et Kiabi), qui construit le bâtiment sur le parc d’activités de l’Ermitage 2 à Lambres-lez-Douai. Goodman est aujourd’hui le premier fournisseur des plateformes logistiques de la marque au losange. «L’industrie automobile est un secteur clé pour Goodman dans le monde entier. Nous sommes ravis que notre premier client en France soit Renault, une entreprise aussi emblématique, fleuron de notre industrie française», commente Philippe Arfi, directeur de Goodman France.

Si la construction a déjà commencé par la pose de pieux et des blocs de béton qui soutiendront la charpente, la livraison de ce nouvel entrepôt est prévue pour le début de l’été 2020. Les premières pièces y seront stockées à partir du mois de septembre. La sortie du nouveau véhicule électrique devrait être possible dès l’été 2021.

La réalisation de ce projet a notamment été rendue possible grâce au soutien de Douaisis Agglo, propriétaire des terrains. Christian Poiret, président de l’EPCI, évoque «l’attractivité de la région, la création d’emplois pour les habitants de notre territoire». L’Agglo va d’ailleurs continuer à investir en aménageant dans les prochains mois, grâce au département du Nord et avec le cofinancement, un échangeur entre la RD 621 et la RD 650.


Deux nouveaux modèles électriques

D.R.
Une esquisse du futur SUV urbain électrique de Renault.

Les ventes de voitures électriques sont en hausse de plus de 49% depuis une année rien que sur le territoire français. La prime à la conversion et le bonus écologique permettent de doper les ventes avec, en parallèle, des infrastructures de recharge toujours plus nombreuses. Aussi, tous les constructeurs sont en train d’étoffer leurs gammes pour répondre à cet engouement. 

Renault prévoit donc de lancer deux nouveaux modèles qui devraient être produits à Douai, dans l’usine Georges Besse. Il s’agit d’un petit SUV urbain, d’un gabarit similaire à celui d’une Captur, avec une autonomie un peu plus importante que la Zoé. D’après les rumeurs, le deuxième véhicule serait produit sur la base d’une Twingo développée dès l’origine pour une motorisation zéro émissions.